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 Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse ♦ Joshua

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Alexis W. Lewis
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MessageSujet: Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse ♦ Joshua   Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse ♦ Joshua 1400359500-clockSam 9 Mai 2015 - 1:19

Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse
"A friend is a gift you give yourself." ~ Robert Louis Stevenson

Magnifique. D’ici, tout était paisible et magnifique. Le regard glissant sur les toits des maisons, coulant sur les vagues avant de fixer l’horizon, Alexis oubliait presque à quel point elle regrettait l’agitation de New York. Il était incroyable qu’après autant d’années passées sur l’île de Prismver, elle soit encore attachée à sa ville natale. Les gyrophares dont l’écho se répercutait dans les ruelles lui manquaient, comme les odeurs épicés des restaurants indiens et chinois (quel mélange !) en bas de sa rue et les fumées de leurs cuisines, s'élevant devant sa fenêtre et lui cachant la vue de Central Park... Oh, Central Park ! C’est vrai que côtoyer la salle commune des C la rapprochait de la forêt, mais l’immense parc lui manquait.

Elle soupira en secouant la tête. Même devant une vue incroyable, la blonde ne savait pas profiter de l’instant, simplement regretter ou blâmer le passé. Elle continua d’agiter doucement ses jambes dans le vide, la tête appuyée sur la rambarde et le regard dans le lointain, inspirant l’air salée avant de sourire. «Profites. Car tout cela passe trop vite... » Mai débutait à peine mais ce mois-ci, comme les précédents, Al ne le verrait pas passer et les examens allaient lui arriver en pleine figure. « Shhhhh... », s’intima-t-elle en fermant les yeux. Elle se concentra sur le chahut des E dans leurs salles de classes, le cri victorieux d’un professeur (sûrement une partie de baby-foot), le sifflement du vent marin et au loin, l’éternel roulis des vagues. Les bruits étaient si réconfortants : comment des gens pouvaient-ils se détendre dans le silence le plus aseptisé ?

Elle rouvrit les yeux et rapprocha de sa bouche le sandwich à peine entamé qu’elle avait commencé il y a plus d’un quart d’heure. Elle rêvassait bien trop pour manger en même temps. Elle mordit dans le pain complet, apprécia la fraîcheur du thon et des crudités et mâcha avec envie, se rendant compte de son appétit. Qu’il était bon de déjeuner dans ses conditions, loin du réfectoire où A et E... et tant d'autres ne cessaient de se chercher des noises. Elle jeta un coup d’œil à sa montre : 12h24. Si Joshua avait bien reçu son LMS tardif, il n’allait pas tarder. Elle lui avait envoyé un mot court mais clair « Besoin de m’échapper du réel… et par moyens humains. Balcon, 12h30 ? J’ai fait des sandwiches… et sans fromage, évidemment. » Evidemment. Elle ne voulait pas faire fuir l’une de ses rares connaissances qui ne soit pas virtuelle.

Elle avait d’ailleurs fait des efforts ce midi : elle avait laissé son ordinateur portable dans sa chambre et sa tablette avec sa pochette à dessins dans son casier, le tout prêt à être pris en coup de vent pour le cours d’Arts plastiques qu’elle aurait l’après-midi même. Ainsi, elle n’aurait aucune distraction pour fuir une discutions un peu trop intrusive… Oui, elle était tout à fait capable d’inviter à déjeuner quelqu’un et finalement, être totalement absorbée par autre chose une fois la personne présente (je n’ai jamais certifiée qu’elle était logique, au contraire). Pour être tout à fait franche, même sans machines à disposition, elle savait toujours improviser quelque chose pour accaparer son attention ou détourner celle de son interlocuteur en cas de "terrain glissant"... Que ce soit par un bouquin (elle en avait toujours sur elle), de la nourriture (idem) ou ses fameux sarcasmes (idem... en quelque sorte).

Mais il n’y avait aucune raison que cela se passe ainsi. Elle avait confiance en Joshua. Assez pour lui proposer de venir discuter avec elle. Il y a quelques années encore, organiser ce genre de rendez-vous aurait été, en plus d’absurde, totalement contraire à son code de conduite (celui qui précisait bien : les gens te trouvent assez, pas besoin de les chercher). Mais elle avait besoin de parler, d’évacuer, de rire aussi. Elle faisait son possible pour ignorer le néant qui, à chaque carrefour de sa vie, ne faisait que s'étendre, prêt à la rattraper, à l’envelopper. Cette crainte de ne plus pouvoir garder le contrôle était si forte parfois… Plus forte même que ses crises à certains moments. Mais elle ne voulait pas en parler, car en parler serait avouer qu'elle n'était pas la seule capitaine à bord. Elle ne voulait pas que le trouble soit le maître de sa vie. Elle ne voulait pas faire souffrir de nouvelles personnes à cause de son comportement de merde. Mais elle le fera, sans aucun doute. Comme à chaque fois… C'est inéluctable. Une épée de Damoclès qui fauchera tout son entourage et ce sera elle qui aura l'épée entre les mains, le sang sur les mains... et qui sera tout aussi victime, qu’importe son bon vouloir. Qu’importe… Non. Joshua allait reculer l’échéance. Il le faisait toujours.

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— She ran away in her sleep
When she was just a girl She expected the world But it flew away from her reach And the bullets catch in her teeth Life goes on, it gets so heavy The wheel breaks the butterfly Every tear a waterfall In the night the stormy night she'll close her eyes In the night the stormy night away she'd fly And dreams of paradise × code by lizzou.
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MessageSujet: Re: Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse ♦ Joshua   Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse ♦ Joshua 1400359500-clockDim 10 Mai 2015 - 4:07
Les vacances approchent, ainsi que le jour de mon départ à Londres, mais plier bagages n’était pas préoccupation première. Non, il me restait quelques devoirs à boucler avant les vacances, notamment ceux de physiques-chimies qui compteront pour la moyenne. Et la pire note que je compte avoir est un 20. Avec le petit « incident » au laboratoire avec Matthew, je me devais d’être encore plus irréprochable que je ne le suis déjà…. Oui c’est possible.
Mon sac était prêt, deux manuels, mon fidèle cahier à spirale qui me suit partout, mon trieur et une ardoise. J’étais dans la cuisine entrain de fouiller dans les placards pour prendre une bouteille d’eau quand un petit bruit chatouilla mon oreille gauche. Plus aucun mouvement, je tends l’oreille. De petits bruits de pas, rapide mais minuscule. Un LMS. Je me retournais et je me dirigeai vers la source de ce petit son amusant. « Salut Spidey. Ne bouge pas, je reviens. ». Je pris une cuillère à café où je disposai de la crème fouettée légèrement sucrée. Je retournais vers le lézard et je posai la cuillère devant lui.
C’est le lézard de Willow. Il renifla le contenu avant d’y donner un coup de langue mais pas plus. Il devait avoir déjà mangé… Je pris délicatement le petit bout de papier qu’il portait.

Après l’avoir lu je me mordis la lèvre inférieure, soucieux. Je réagis toujours ainsi, je suis comme ça, j’imagine toujours le pire. Je me relevais. J’ai 10 minutes pour aller au balcon du deuxième étage. Je pris mon sac et j’ôtai mes deux manuels de chimie et mon trieur. J’y glissais le roman qui dormait sur ma table de chevet et un Tupperware contenant des morceaux de brownies au chocolat que j’avais fait la veille. Je n’aime pas les gâteaux au chocolat, mais Clarissa semble les apprécier. Alors j’en fais et je les laisse, encore fumant, sur la table de la cuisine le matin. Ils disparaissent toujours avant midi. Sauf hier, par chance pour Willow.
Je me retournais pour proposer à Spiderman de le prendre avec moi et le ramener vers sa maîtresse mais il était déjà parti. Je lavai la cuillère à café avant de partir la rejoindre.

Je regardais mon téléphone, 12h29, j’ôtais la batterie de mon portable, je rangeais le tout dans mes poches, j’ouvris la porte qui donnait sur le balcon, je la refermais derrière-moi, elle se tenait devant moi, assise sur le rebord, les jambes dans le vide. « Le calme avant la tempête. » dis-je en m’adressant à moi-même comme soulager de constater qu’il n’était pas trop tard.
Je posai mon sac par terre avant de me laisser tomber à côté d’elle en faisant phaser mes jambes à travers la rambarde. Je regardais devant moi sans rien dire. Je m’éclaircis la voix « Hmm dis-moi tu viens souvent ici ? » … Pire phrase d’accroche au monde… Mais je ne m’arrête pas là. « J’attends une amie. Elle tente de m’appâter avec de la nourriture… Je ne sais pas comment le prendre… Tu l’as vu ? C’est une “assez“ jolie blonde d’un mètre soixante-dix environ. » baragouinais-je avec une voix de lover foireux dans l’espoir de lui soutirer un petit sourire. Je me tourne enfin vers elle. Elle tenait un sandwich en main, et vu la profondeur de sa prise dans le pain, elle devait l’avoir entamé il y a un petit moment et pourtant elle n’avait rien mangé…
« Avant que je n’oublie. J’ai pris un petit quelque chose pour toi Willow... » je fouillais dans mon sac et je sortis un roman de poche, Une histoire de tout, ou presque… de Bill Bryson, je le tendis vers elle. « Tiens, je l’ai finis hier, ça explique plus tout moins toutes les intuitions, erreurs, déductions ou coïncidences qui ont menés au monde d’aujourd’hui, une histoire plus ou moins complète des sciences, la planète et l’univers, ça se lit tout seul. Te connaissant tu ne pourras qu’aimer et ça pourrait peut-être même t’aider. Et au pire… J’ai une bibliothèque remplie dans ma chambre. » la première grosse notion abordée dans ce livre est la découverte hasardeuse des ondes électromagnétiques, je n’ai pas appris grand-chose en le lisant, mais c’était agréable…
Je ne comptais pas l’agresser en lui demandant ce qui n’allait pas, je ne veux pas la brusquer et la bloquer. Elle parlera quand elle en sentira le besoin. Mais je sais que les silences ne font qu’empirer les choses… Je ne suis pas ce qu’on pourrait appeler un bavard mais pour elle je fais de mon mieux.

Je sortis de mon sac ma boîte en plastique contenant mes brownies et je l’ouvris. « J’ai apporté le dessert. Je les ai faits hier, et miraculeusement il en reste…» Je ne me servis pas, je n’aimais pas vraiment ça, mais les autres se les arrachent, alors je suppose que ce n’est pas mauvais… Oui c’est de la fausse modestie complètement assumée.
Je soupirais discrètement, je n’aime vraiment pas la savoir comme ça… Soyons subtil, je regardais juste au-dessus de sa tête. « Il est mignon le petit nuage pluvieux qui flotte au-dessus de ta tête, mais je ne lui donne pas longtemps à vivre. », cette métaphore était moins brutale que l’épée de Damoclès. « Et dire qu’on se moque de moi parce que j’ai toujours un parapluie dans mon sac aussi bien en juin quand décembre… » je semblais songeur, comme plongé dans une intense réflexion, à deux doigts de résoudre les plus grands mystères de l’univers… « Ou alors… On se moque de moi parce que je suis intangible et que je n’ai pas à craindre la pluie… » … quelle déception… Ce n’est pas aujourd’hui que je trouverai la question à la réponse sur la vie l’univers et le tout.
Bien évidemment, mon comportement peut vous paraître surprenant venant de moi. Moi ? Avoir de l’autodérision ? Moi ? Accepter de passer pour un idiot ? … Il n’y a rien que je puisse ne pas faire pour le bien-être des gens que j'aime… A part peut-être me travestir… Il y a des limites… Kant disait peut-être que la dignité est inhérente à l’Homme… Bah personnellement, je pense que c’est une notion subjective et qu'elle peut être perdue.







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MessageSujet: Re: Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse ♦ Joshua   Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse ♦ Joshua 1400359500-clockMar 12 Mai 2015 - 23:12

Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse
"I hate the human race. Of course, therefore, I hate myself the most,
because I am the least of the human race." ~ Peter Steele

Soulagement. Finalement, Joshua avait pu venir. Regardant sa mine rassurée mais hésitante, Al se rendit subitement compte que son LMS avait pu l’inquiéter. C’est sûr que pour une étudiante en Littérature, elle n’avait peut-être pas su choisir les bons mots. Mais pour sa défense, il était habituel que Joshua s’inquiète beaucoup pour ses proches, surtout ceux qui n’allaient pas bien… et tristement, la blonde allait rarement « bien ». Cependant, l’arrivée du brun la rapprochait plus de cet état que celui qu’elle avait jusqu’alors, au bord du balcon, jouant malgré elle avec l’appel du vide.

Elle ne put s’empêcher de rire doucement quand il s’adressa à elle. Elle joua le jeu de l’inconnue, ce qui la prolongea son sourire : « Je viens souvent… pas toi ? Et pour ton amie… Je pense l’avoir vu passer mais elle semble avoir eu honte de son stratagème alimentaire ! ». Malgré sa réplique, elle déballa le deuxième sandwich qu’elle avait préparé et lui tendit : « Mais si tu as faim, je pense qu’elle sera très heureuse que tu manges avec elle. » En précisant cela, elle reprit quelques morceaux de son propre sandwich, qui allait finir par ne plus être aussi frais s’il n’était pas mangé. Joshua sembla se souvenir de quelque chose et effectivement, il lui présenta un livre comme il le faisait souvent.

Elle reposa sa nourriture pour s’attarder sur l’ouvrage, écoutant et acquiesçant d’un air intéressé. Elle ne relevait même plus quand il l’appelait Willow, bien qu’il fut un des rares de Prismver à la nommer ainsi. Il avait découvert son nom complet sur la liste des résultats lors de sa cinquième année, les noms étant affichés en entier aux côtés des résultats. Elle se rappelait qu’ils avaient souri car leur deuxième prénom était similaire, Willow et William. C’était d’ailleurs à ce moment qu’elle lui avait expliqué que dans la tête de son père, un William justement, elle devait s’appeler Willow mais que dans celle de sa mère, c’était Alexis pour Alexandra… Les deux amis s’étaient appelés par leur deuxième prénom pendant des semaines… mais Joshua n’avait jamais cessé. Cela ne la dérangeait pas : il réussissait à entrouvrir le livre de son esprit, alors qu’il la nomme par un nom plus… personnel disons, ne l’étonnait pas tant que ça.

« Je ne suis pas aussi réceptive aux sciences que toi… mais ce livre m’a l’air en effet plutôt drôle et accessible. Ça sera sûrement passionnant ! Merci ! » lui sourit-elle, glissant l’ouvrage dans son sac, après l’avoir quelque peu feuilleté pour saisir le style adopté. Elle faisait toujours cela pour savoir si un livre lui plairait : le sujet importait peu ; ce qu’elle voulait, c’était trouver du plaisir à lire et voyager avec un auteur dans les méandres de ses pensées. Le livre rangé, elle voyagea elle aussi dans les méandres de ses pensées, laissant les connections de son esprit s’agiter. Elle ne se pensait pas hyperactive, mais elle avait toujours trouvé son esprit plus mouvementé que la moyenne, incapable d’être au repos. Elle ne s’était pas rendue compte du silence, oubliant presque, malgré elle,  la présence de son ami qu’elle avait pourtant invité dans un lieu qu’elle aimait tant car à l’écart.

Il arrêta son parcours dans son esprit, parcours qui la menait de nouveau, dangereusement, vers des ténèbres aussi terribles mais captivantes qu’un trou noir… « Des brownies ! » ne put-elle s’empêcher de s’exclamer en voyant le contenu de la boîte, son ventre gourmand s’agitant de plus belle comme pour lui signifier « oublie le sandwich, à moi le dessert ! ». Elle reprit un peu de contenance, même s’il était trop tard, son exclamation ayant déjà trahi son côté enfantin : « Merci beaucoup Joshua ! Tu es vraiment l’ami qui pense à tout… Pour les livres… Pour les desserts… » Sa voix était enthousiaste, vraiment, mais elle ne devait pas l’être assez… Car ne sonnant pas faux mais faible, faible face au trouble interne qui s’agitait sans relâche. Elle se força à sourire, suivant la note 42 d’un de ses nombreux enregistrements audio : « un sourire forcé, c’est parfois le premier pas d’un vrai sourire ».

Mais son sourire disparut rapidement, sa tête retombant fatalement, son regard suivant les lignes que formaient les rues plus loin comme pour accompagner les chemins de sa pensée : la note 42 ne marcherait pas aujourd’hui. C’est à peine si elle réagit quand Joshua tenta une approche métaphorique de son mal. Ses oreilles avaient perçus ses paroles mais pas son esprit : elle était comme « AFK ». Oui, une véritable geek déconnectée de la réalité… Elle avait demandé à Joshua de venir pour échapper au réel mais se réfugier dans sa Tour de Pensées n’était pas le but. Elle secoua la tête, tentant de revenir à ce que disait le brun, quelque chose sur le fait qu’il traversait la pluie.

Aïe. Elle avait raté un épisode. Elle s’obligea à s’éveiller, à se concentrer : elle avait fait venir son ami, son confident même ! Ce n’était pas pour l’ignorer. Elle leva quelque peu ses yeux gris vers lui, indécise sur la manière de s’exprimer, ce qui n'était pas dans son caractère… à part quand elle voulait parler de sujets plus personnels, comme à cet instant. Elle lui fit remarquer, tentant de ne pas glisser vers l’irritabilité qui lui était habituelle : « Joshua… Je… Je suis contente que tu sois là, mais me parler de pluie n’est pas la meilleure des idées pour mon moral… Et n’aborde même pas l’orage ! » Elle ne put s’empêcher de préciser cela en jetant un coup d’œil au ciel, comme si sa crainte allait se réaliser. Le ciel resta dégagé et elle reprit, plus posément : « Tu parles de nuage et tu penses qu’il va mourir mais… A part pour les monomageia de Prism qui contrôlent la météo, c'est impossible. Je pense que je suis condamnée à subir pluie dépressive, orage colérique et canicule qui met à bout de nerf. »

Elle fit une pause. Cela ne servait à rien de pointer l’évidence, autant tout de suite arriver à la raison de son invitation. « Je suis condamnée mais je ne peux nier que parfois t’en parler me fait du bien… Me calme un temps. » Elle regarda de nouveau à travers la rambarde, l’envie de tomber ou plutôt de voler ne la quittait jamais. « Il faut bien me calmer non ? Ou sinon... Les machines ne seront pas les seules victimes de mes crises. J’ai fait trop de mal aux gens. Je le referais encore, c’est sûr… Mais j’aimerais tellement -tellement- cesser de voir demain comme le prochain combat face à moi-même. » Ses yeux étaient humides, mais personne n'aurait pu dire si c’était à cause de la fixité dans le lointain ou de la souffrance qui ne l’abandonnait jamais. « J’aimerais arrêter de retourner toutes les situations dans ma tête en craignant dire une connerie et finalement ne pas vivre véritablement l’instant… Ou alors, au contraire, m’en foutre tellement et détruire tout, ce que je regretterais mais une seconde trop tard… »

Elle détourna son regard vers Joshua, ses iris comme des ciels couverts mais qui ne rêvaient que de s’éclairer : « Je ne sais pas pourquoi je te dis ça… Je… Je voudrais juste parfois te dire de venir, qu’on mange ensemble, qu’on rit, qu’on parle bouquins, qu’on… Que je sois une amie normale. Je ne le suis pas. » C’était une affirmation empreinte de tristesse mais ferme. « Je suis une asociale qui fuit les gens pour ne pas les détruire. Mais parfois je… je pense au fait d’être exprès méchante avec toi… et les autres. Pour que vous me laissiez. Pour que je sois la seule détruite dans l’explosion finale. » Les larmes coulaient doucement, comme des tranchées acides sur la courbe de ses joues. Elle n’esquissa même pas un geste pour les essuyer. Ce n’était pas son trouble qu’elle détestait. Elle ne faisait qu’un avec lui. Elle était le trouble. Elle se détestait et ne se pardonnait pas.

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MessageSujet: Re: Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse ♦ Joshua   Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse ♦ Joshua 1400359500-clockLun 25 Mai 2015 - 11:22
Vu sa réaction je pense pouvoir dire sans trop me tromper qu’elle ne m’avait pas écouté. Ne pas parler du temps, surtout s’il est mauvais. Noté.
Elle jeta un coup d’œil au ciel, il faisait beau, merci aux weatherbenders, elle repris la parole, condamnée à subir pluie dépressive, orage colérique et canicule qui met à bout de nerf… ça ne sent pas bon ça, et c’est ma faute, j’ai lancé cette boule de neige sur la pente, et elle ne cesse de grossir...  « Au risque de faire cliché, je serai ton parapluie, ton paratonnerre, et ton ventilateur… ou climatiseur c’est plus efficace mais… il est plus facile de tomber malade avec… tu vois le tableau, je ne te lâcherais pas aussi facilement Willow. », j’étais embarrassé par la niaiserie de mes propos, ce qui me rendait assez léger, mais j’étais sincère, je ne cesse le lui rappeler, et je n’arrêterai pas de sitôt.

Me parler la calme un temps… C’est donc pour ça que je suis là… mais ça je le sais depuis longtemps, et c’est pour ça que je lâche tout pour accourir à chaque fois, je pensais que tu l’avais compris… Elle regarde de nouveau à travers la rambarde.
Je me demandais quand elle allait y venir, son entourage. Je me suis beaucoup renseigné sur la cyclothymie, je ne me souviens pas d’un moment où elle m’a explicitement dis quel était son trouble, mais j’ai vite compris que ça ressemblait à de la bipolarité, j’en ai connu, Willow n’était pas comme eux, donc j’ai dû chercher un peu de mon côté.
En parlant à ma mère j’en ai conclu que ça pouvait être la cyclothymie, à partir de ce moment j’ai bouffé plein de bouquin, j’en ai piqué à l’hôpital où travaille ma mère à Londres aussi. Quand un cyclothymique “monte“ il essaie d’identifier les causes de ces émotions pour essayer de garder le contrôle. C’est ce que je fais quand je me sens coupable et que ça part vers l’anxiété, j’essaye de comprendre pourquoi je me sens coupable et je tente de me convaincre que ce n’est que moi , mon intelligence et mon code moral trop stricte qui font que je me sens aussi mal et que je n’ai aucune raison de culpabiliser, je suppose que c’est quelque peu similaire, enfin dans la démarche. Ce qu’ils ressentent –les cyclothymiques- est pire, une frustration constante de ne pas pouvoir comprendre ou contrôler ce qu’ils ressentent…
C’est pour ça que je n’en ai jamais voulu à Alexis pour ses sauts d’humeurs, ses colères, ou ses attaques, elle n’a jamais vraiment été responsable.
Mais là je n’avais aucun indice du pourquoi, elle m’a appelé sans rien dire de plus… Elle sentait qu’elle allait descendre. Je l’écoutais, je savais que ça n’allait pas tarder, que ce n’était qu’une question de secondes, et que je ne pouvais rien y faire, avec le temps j’ai appris à ne pas m’en vouloir pour mon impuissance dans ces situations.

J’avais envie de lui dire qu’elle pouvait être spontanée avec moi, qu’elle n’avait pas à craindre de dire une connerie. Mais elle se tourna vers moi, les yeux humides, je la regardais, c’était toujours déstabilisant que de voir quelqu’un pleurer face à soi, elle reprit la parole, je l’écoutais religieusement.
De la tristesse dans ses propos, de la tristesse dans la voix, de la tristesse dans les yeux… Une amie normale ? Mais qu’est-ce que la normalité ? Un pourcentage majoritaire de comportements ? Seraient psychopathologiques ceux qui s’éloignent de cette moyenne ? Je ne pense pas. Faire fuir les gens pour pouvoir exploser seule sans dommage collatéral ? « Tu penses vraiment pouvoir te débarrasser de moi aussi facilement ? » lui demandai-je tendrement en essuyant délicatement ses larmes avant de la prendre doucement dans mes bras. « Laisse-toi aller, lâche-toi ça ira mieux. Je sais discerner le trouble de toi, même si tu penses ne faire qu’un avec. Des fois c’est difficile à savoir, mais… Je sais que ce n’est jamais vraiment contre moi. Je ne t’en ai jamais voulu, et je ne t’en voudrai jamais. » je passais une main dans ses cheveux, je la serrai contre moi. « Je ne te laisserai pas tomber aussi facilement, une relation qu’elle soit amicale ou pas, est faite de haut et de bas, les amis sont là pour tous ces moments qu’ils soient agréables ou non, ce serait bien trop facile sinon. N’oublie jamais ça. »
J’attendais qu’elle défasse l’étreinte une fois calmée. « Je sais que ça ne va pas, mais ce n’est pas une fin en soi. Tout finit par s’arranger, tu iras mieux vite même si tu es persuadée du contraire. Fais-moi confiance. »











HRP : Désolé pour mon temps de réponse, j'espère que ça te plaira... ;w; ♥
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MessageSujet: Re: Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse ♦ Joshua   Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse ♦ Joshua 1400359500-clockLun 25 Mai 2015 - 17:49

Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse
"A true friend is someone who thinks that you are a good egg
even though he knows that you are slightly cracked." ~ Bernard Meltzer

Ami. Il voulait être son ami jusqu’au bout. Pourquoi ? Pourquoi prendre ce risque alors qu’elle ne serait jamais la personne qu’il faut. Alors qu’elle est même toujours celle qui ne faut pas. Joshua est toujours plein d’attentions. Il pense à la faire sourire et même à la faire rire. Il se charge d’inquiétude mais veut créer l’optimisme chez l’autre. Pourquoi décider de porter avec elle ce fardeau de la crainte et de la souffrance ? Il n’a pas à faire ça… Il n’a pas mérité cela… Il pourrait la laisser, être libre et heureux… Loin d’elle. Mais il est là. Encore. Et Alexis ne comprend pas comment on peut à ce point se donner pour l’autre. Peut-être parce que, dans son enfance, elle n’a jamais connu quelqu’un qui se soit donner pour elle. Elle n’a jamais eu ce modèle. Elle n’a jamais pu le comprendre et donc n’a pas pu le devenir. Car après tout, comment pourrait-elle être forte pour les autres alors qu’elle est à peine assez forte pour elle-même.

Mais Joshua n’est pas elle. Heureusement. Et il est là. Et il semble qu’il le sera toujours. Qu’importe ses sarcasmes immérités. Qu’importe ses colères injustifiées. Qu’importe  ses pleurs exagérés. En apparence. Il sera là. Elle ne réussira pas à le faire fuir. Différentes émotions se détachent de cette conclusion. La déception et la crainte : *Pourquoi ne m’écoutes-tu pas ? Pourquoi restes-tu alors qu’il sera bientôt trop tard ? * Mais au fond, il y a la reconnaissance et le soulagement : *Merci… pour tout. D’essayer… D’être là.* Elle pense à ça mais ses pleurs ne cessent pas pour autant. Elle a mal et ne peut que pleurer. Il veut les essuyer mais elle a sûrement besoin de ça. De pleurer. De se vider. De nettoyer les peines dans le sel de ses larmes.

Il la prend dans ses bras et elle se laisse faire. Chaleur humaine. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas été aussi proche physiquement de quelqu’un. Ses parents n’étaient pas du genre tactiles, bien trop intellectuels pour ça. Et en grandissant, Alexis n’avait jamais recherché le contact. Au contraire, elle le fuyait. Car laisser quelqu’un entrer dans son espace, c’était se mettre en danger. D’autres, par le passé, avait tenté de la consoler ainsi… Mais elle faisait des gestes de recul voire des coups, des réflexes défensifs. Rares étaient ceux qui avaient réussi à l'approcher. Rares, comme Joshua. Elle ne recula donc pas. C’était étrange mais agréable de sentir la présence de l’autre aussi près de soi. Pendant un temps, cesser d’exister comme une entité seule et douloureuse et partager sa peine avec l’autre. Peut-être qu’aussi, ce qui lui permettait de se laisser faire était de savoir que Joshua n’était pas non plus du genre tactile. S’il le faisait, c’était que c’était important. Oui, à cet instant T, Alexis importait dans l’esprit de quelqu’un. Elle avait du mal à le saisir, c'était un concept totalement étranger.

Son esprit ne divaguait plus pour fuir la réalité et sa propre existence. Elle écoutait les paroles de Joshua alors que ses larmes mouillait son épaule. Elle se surprenait à avoir un sourire chargé d’espérance à travers les larmes : il avait peut-être raison. Elle n’était pas son trouble… Ou du moins, il ne lui en voulait pas de l'être. Il y avait peut-être un espoir qu’elle soit autre chose qu’un problème pour les autres. Qu’il l'ait remarqué et qu’il soit prêt à rester avec elle malgré ses périodes de souffrance. Ses yeux gris se rouvraient enfin. Son cœur se calmait et ses larmes coulaient moins abondamment. Elle reniflait toujours, se détachant finalement de son étreinte rassurante. Elle attrapa un mouchoir pour s’essuyer les yeux, contente de ne pas porter de maquillage qui l’aurait aveuglée.

Joshua avait peut-être raison. « Ce n’est pas une fin en soi. » Elle aurait toujours son trouble, mais personne ne pouvait traverser la vie sans subir la souffrance. Elle avait un sourire hésitant mais tout de même présent. Joshua n’était pas médecin. Il ne pouvait la guérir. Mais il pouvait faire naître l’espoir d’un lendemain plus brillant. Elle devait être elle-même son propre médecin et croire qu’on pouvait la guérir. C’était la base de tout soin : la volonté. Il fallait qu’elle se concentre sur ça. Elle se moucha le plus dignement qu’elle put, pour cesser de renifler comme l’enfant qu’elle n’avait jamais cessé d’être. L’enfant qui pleurait jusque tard dans la nuit, sans que personne s’en rende compte, qui pleurait jusqu’à ce que son cœur s’assèche entièrement. Mais cette époque était révolue. Elle n’était plus seule. Elle mordillait sa lèvre inférieure et son regard encore humide s’agitait, glissant sur ses mains qui déchiraient doucement le mouchoir au paysage toujours inchangé et magnifique, avant de revenir au regard bleu de Joshua.

« Merci… Joshua. Vraiment. » Sa voix était faible mais un peu plus claire qu’avant. «  Je suis contente de t’avoir… Contente que tu ne partes pas comme je te le demande. Tu as raison. J’ai besoin des autres pour tenir… Et je dois tenir bon. Jusqu’à demain. » Son regard regarda le ciel dégagé, comme un signe pour l’avenir. « Toujours un jour de plus, un combat de plus. Mais je dois tenir bon. Prendre du recul. Pour profiter. » Elle prit un morceau de brownie qu’elle commença à grignoter, laissant le chocolat faire son effet chimique plus que magique. Elle ne put s’empêcher de redire : « Merci… et encore désolée de te faire venir pour pleurer. Il y a mieux comme pause déjeuner. Mais… je te promets de faire mieux. De me battre. » Elle acquiesçait ses paroles, se forçant à écouter ses promesses. Oui, elle voulait se battre, elle voulait faire le choix d’aller mieux. Le chocolat l’aidait mais c’était surtout son entourage qui le pourrait. Joshua serait là. « Et sinon… Ça va les cours ? fit-elle, comme si rien ne s’était passé, alors que ses yeux étaient encore rouges. Comme si, mais il s’était bien passé quelque chose. Elle venait de se promettre qu’elle tomberait peut-être, mais pas sans se battre.

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MessageSujet: Re: Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse ♦ Joshua   Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse ♦ Joshua 1400359500-clockLun 1 Juin 2015 - 18:46
Elle se détacha de mon étreinte, je la laissais filer. Elle sécha ses larmes à l’aide d’un mouchoir, elle semblait aller mieux. Un peu nerveuse peut-être mais mieux. J’étais rassuré.
Elle se mordillait les lèvres avant de déchirer son mouchoir. Elle me remercia de sa petite voix, elle était contente de m’avoir, que je ne l’écoute pas quand son trouble parle pour elle. Elle fixa le ciel. Je regardais devant moi en lui jetant de temps à autres des regards discrets. Elle était optimiste, et confiante, ça me faisait plaisir de l’entendre dire qu’elle voulait se battre.
Elle se décida enfin de manger. J’entamai le sandwich qu’elle m’avait fait. Elle me remercia de nouveau et s’excusa. « Ne me remercie pas, c’est normal que je sois là. C’est plutôt à moi de te remercier d’avoir fait appel à moi alors que tu avais besoin de quelqu’un. C’est quelque chose dont je serais incapable. » je la regardais en souriant « Tu es plus forte et courageuse que moi. » lui dis-je avant d’avaler ce qu’il restait de son sandwich en regardant le ciel.
Les jambes dans le vide je m’allongeais sur le sol, les deux mains derrière la tête, je fixais le ciel. « Ne sois jamais embarrassée ou gênée de faire appel à moi, tu sais où se trouve ma chambre, ma porte t’es ouverte à n’importe quelle heure, je pense que tu le sais, mais je préfère te le rappeler. Tu ne me dérangeras jamais. » sauf si dans mon lit se trouve une Clarissa contrariée, ou une Sonera qui a fait un cauchemar à 3h du matin… Enfin plus on est de fou et plus on rit comme on dit.
Je me suis déjà retrouvé contraint de dormir au sol parce que l’une des deux s’est endormie sur mon lit…. Bref.

Elle changea de sujet, c’était bon, plus besoin de remuer le couteau dans la plaie, elle voulait passer à autre chose. Choix que je respectais. « Boarf les cours… la routine, mes facilités sont toujours là, c’est plutôt calme… Les vacances de mai approchent, je vais travailler au commissariat de Londres comme d’habitude je pense… Faire du ménage dans les archives. Ou au laboratoire de ma mère… Les deux se battent pour m’avoir dans leurs pattes. Ils s’attendent à ce que je suive leurs pas respectif… La loi ou la science… » songeur je fixais les rares nuages qui passaient, c’est vrai ça… encore un an… qu’allais-je bien pouvoir faire de ma vie… ?
L’idée de travailler dans la police scientifique me plaisait bien cela représentait un bon compromis… Je soupirais… « Désolé, je divague… Et toi alors ? Comment ça se passe ? Les cours ? Le bungalow ? Il me semble que tu es avec ce singe d’Adler ? Il n’est pas trop invivable ? » il me déteste, me prend pour son rival, il ne m’arrive pas à la cheville… Il veut prouver au monde entier que je ne suis pas quelqu’un de bien, il se donne tellement de mal qu’il m’arrive de me le demander… Suis-je quelqu’un de bien ?
Je me redresse et je pioche dans ma boîte un morceau de brownies, je n’aimais pas spécialement ça mais bon, un peu de chocolat ne peut que faire du bien. « Tu reprends les cours à quelle heure ? »













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MessageSujet: Re: Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse ♦ Joshua   Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse ♦ Joshua 1400359500-clockMar 23 Juin 2015 - 15:55

Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse
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Soutenue. Elle n’était plus seule à présent, elle le savait mais il fallait tout de même lui redire cette réalité, la rassurer de nouveau. Le monde continuait de tourner et elle devait avancer. Et on l’aiderait dans cette démarche. Elle avait rencontré Joshua il y a presque quatre ans… Déjà quatre ans et cela paraissait une éternité. Ce n’était pas facile au début. D’ailleurs, ça ne l’est pas tout à fait encore. Mais elle se bat et c’est l’important. Ou du moins, elle essaye. Il est étonnant mais triste de noter son éternelle surprise quand elle voit quelqu’un l’aider. Elle se souvient tellement bien du mal qu’on lui a fait : pourquoi c’est si dur de se souvenir que l’on n’est pas seul ?

Elle trouvait admirable la patience, le temps, le don tout simplement qu’il lui offrait à cet instant. Lui semblait souligner que c’était aussi bien d’oser faire le pas vers l’autre. Mais il ne savait pas que cet appel au secours, intérieur et nié longtemps, avait mis du temps à arriver. Depuis une semaine, elle avait écrit un LMS avant de le déchirer ; un autre avant de le jeter ; un autre avant de l’abandonner sur son bureau ; avant de finalement en envoyer un le matin même. Et il était venu. Et elle était tombée en larmes. Mais non seule cette fois-ci. Comme quoi, il suffisait de demander et la seule écoute de la souffrance pouvait la diminuer quelque peu. Elle acquiesça les paroles de son ami, se promettant d’oser venir le voir la prochaine fois qu’elle sentirait un poids trop lourd dans sa tête et dans son cœur.

Oui, la prochaine fois. Il savait comme elle que c’était loin d’être fini… Tous les êtres humains souffrent, c’est une preuve de notre humanité. Mais nous pouvons prolonger cette appartenance en révélant l’espoir qui annihile les doutes ou du moins, les écarte pour un temps. Ne plongeons donc pas dans la tristesse mais élevons nous vers autre chose. Elle changea de sujet et elle apprécia qu’il n'insiste pas pour qu'elle parle encore. Elle l’écouta soupirer sur les cours qui était une simple routine ennuyeuse -elle partageait cet avis- puis remarquer l’approche des vacances de mai. Il retournait à Londres et allait côtoyer ses parents dans leurs métiers respectifs. C’est sûr qu’en apprenant que Joshua était fils d’une chercheuse dans un laboratoire et d’un inspecteur de police, on comprenait mieux le jeune homme brillant et mature qui se dressait devant nous. Enfin… là, il était plus allongé tranquillement sur un balcon mais vous voyez l’idée.

Alexis souriait en imaginant les parents de son ami et leurs métiers géniaux qui avaient forgé un homme curieux et gentil. Il retournait assez régulièrement dans la capitale anglaise mais on sentait que l’ambition -si ce n’est possession- parentale devait lui peser parfois. De son côté, la blonde ne retournait pas aussi souvent à New York. Elle adorait sa ville natale, n’en doutez pas. Dès qu’elle y retournait, elle profitait de Central Park et de la grande bibliothèque et de pleins d'autres choses typiquement new-yorkaise. Mais bien qu’elle aimait sa famille, elle ne pouvait s’empêcher de ne pas être pressée de rentrer. Ses parents étaient heureux de l’accueillir, et même la compagne de son père était une charmante jeune femme. Mais… mais le fait que la conversation tournent rapidement aux problèmes futiles du quotidien plus qu’au classique « Oh, ma fille ! Tu m’as manqué : racontes moi tout sur ces derniers mois ! » passait une ou deux fois, mais après… On se sentait un peu à l'écart. Comme si elle avait vécu trop en dehors pour être encore de la famille… et il faut avouer que loin des Etats-Unis, c’était un peu le cas.

Sa réflexion échoua finalement sur une autre plage de doutes : par rapport à Joshua, elle ne se voyait pas suivre ses parents et devenir prof de fac ou bibliothécaire. Ses pas l’avaient tout d'abord guidé aux livres puis aux machines et il faudrait sérieusement qu’elle réfléchisse à sa place dans le vaste monde de l’Informatique. Elle allait sur ses vingt ans et était tout de même technopathe mais la seule chose qu’elle voyait comme particularités pour son CV étaient « geek » et « asociale ». Il y a plus vendeur, bien sûr. Elle ajouta un post-it psychique à son énorme -et déjà bien garni- tableau de liège mental : penser à regarder l’avenir, mais d’un point de vue pratique pour une fois. Elle revint de nouveau à la réalité quand Joshua lui retourna la question.

« Et bien… Pareil que toi, je pense… Les cours ne sont pas toujours très passionnants mais heureusement que je m’en sors toujours grâce à ma bonne mémoire. Ce qui me fait penser aussi que je devrais ne pas trop tarder à commencer mes devoirs à rendre. Sinon, je vais encore me faire houspiller pour mes retards… » Elle soupira avec lassitude. Mais c’était toujours mieux que la tristesse antérieure. « Enfin… Que ce soit à Prism ou dans une autre école, si le sujet étudié ne t’attire pas, tu peux vite t’ennuyer. Après, évidemment, quand je quitte les cours et que je me retrouve au Bungalow entourés de A type « Arrogants »… (elle mima les guillemets pour l’opposer aux A comme Johsua) Je regrette presque les cours. C’est un fait établi que tout est préférable à Adler. Mais bon… Ma dose régulière de sarcasmes passe très bien sur sa personne. Son existence est pour moi justifiée par son statut de récepteur d’ondes négatives. Il sert à quelque chose déjà : c’est beau. »

Elle avait dis cela d’un ton très sérieux et affirmatif mais on sentait le sourire qui pointait. Il était tellement plus agréable de vider ses frustrations par l’ironie et l’humour en général que par les larmes… Bien qu’elle pouvait toujours pleurer de rire : c’était vraiment efficace et libérateur. Pensez y la prochaine fois ! Elle souriait véritablement en finissant son brownie. Son cœur était plus léger, elle se sentait même apaisée. C’est étonnant comme parler d’un de vos ennemis à vos amis peut parfois vous faire beaucoup de bien. Elle regarda sa montre en disant : « Treize heures moins cinq voire un peu plus… » Elle réfléchit un temps, plissant les yeux : « Et je reprends à treize heures quinze pour les Arts. Et toi ? Dis moi parce qu’on parle on parle… Mais je ne veux pas te mettre en retard ! ». Cependant, même si le cours qui suivait était un des rares à lui plaire vraiment, elle n’était pas si pressée de partir. Elle était bien sur ce balcon avec son ami. Preuve que le vent n’était pas le seul à faire voler les soucis.

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MessageSujet: Re: Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse ♦ Joshua   Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse ♦ Joshua 1400359500-clockMer 19 Aoû 2015 - 23:34

Je riais à sa remarque qui venait du fond de son cœur. « On a tous un rôle à jouer il faut croire.  », mon amie regarda sa montre, il était bientôt l’heure d’aller en cours. « Moi ? Ne t’inquiète pas pour moi va. J’ai cours juste en bas au laboratoire à treize heure. Je n’ai qu’à me laisser tomber pour y être. » lui dis-je le sourire au lèvre. « Tu peux garder la boîte avec les brownies qui restent, je ne les mangerai pas de toute manière. Tu peux me la rendre plus tard je n’en aurais pas besoin avant un moment. »

Je me relevais. Je n’aimais pas être en retard. « Si tu veux on peut se retrouver ici après les cours. Je finis à dix-sept heure trente. En tout cas je suis content que tu m’ais appelé. Vraiment. »

Je ramassais mon sac et l’enfilai. « N’importe quelle heure, n’importe quel jour. » je lui fis un clin d’œil avant de faire trois pas vers la porte vitrée, je phasai à travers, encore trois pas et je me laissais tomber à travers le sol pour me retrouver au premier étage pile devant la porte du laboratoire. Au moment où mes pieds touchèrent le sol, la sonnerie retentit.



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MessageSujet: Re: Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse ♦ Joshua   Quand le trouble s'annonce, l'ami est la réponse ♦ Joshua 1400359500-clockDim 23 Aoû 2015 - 1:34

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Rire. Le rire avait mis fin à la peine. L'amitié surtout. Combien de fois la blonde allait-elle devoir se rentrer cela dans la tête pour le comprendre, pour ne plus hésiter, pour cesser de de voir comme une charge aux rares personnes qui supportaient ses humeurs. Je ne sais mais en tous cas, le nombre n'était pas encore atteint. Elle avait beau savoir que Joshua serait là au premier LMS envoyé, armé de gâteaux et de bonnes intentions, elle sentait au fond d'elle qu'elle ne le dérangerait pas n'importe quel jour, n'importe quelle heure. La gêne resterait et la culpabilité aussi.

Malgré son sourire, l'agitation interne régnait encore et toujours. Elle accentua malgré tout son sourire, se disant que Joshua méritait au moins de voir ce résultat positif suite à leur entrevue. "Merci encore d'être venu ! Et merci aussi pour les brownies : c'était très bon et réconfortant !" Elle ne mentait pas pour cette information, heureuse d'avoir encore quelques parts à grignoter plus tard. De plus, elle restait piètre cuisinière et qu'on lui offre de  la nourriture était toujours un enchantement.

Elle reprit avec un ton un peu plus désolée : "Ce soir, je dois faire un entraînement de Baseball mais je passerai plus tard à ton Bungalow, te rendant la boite par la même occasion." Ils se dirent donc à plus tard, Alexis sachant qu'ils se trouveraient un moment pour se voir malgré les différences de classe et d'âge. De plus, elle savait que son ami était studieux et ne lui en tint pas rigueur de s'éclipser ainsi. Ou plutôt de phaser ainsi. Elle le regarda traverser porte et sol, ses yeux s'émerveillant encore du don de passe-muraille malgré les années à l'avoir observer.

Joshua disparu, elle se retourna vers l'extérieur, vers le paysage qui semblait plus ensoleillé après leur conversation. Mais elle sentait subitement l'absence dans le silence, que le souffle du vent n'arriva pas à combler. Mêmes les salles alentours étaient devenues calmes et elle savait qu'elle ne supporterait pas longtemps cette sensation de vide. Elle décida donc de se lever à son tour, sachant que son cours d'arts l'attendait quelques étages plus bas. Elle attrapa ses affaires et jeta un dernier coup d'oeil à la vue que proposait le Balcon.

Elle savait qu'elle reviendrait ici, se penchant à la rambarde pour déclencher le vertige et se sentir exister, tentant de s'oublier pourtant en se perdant dans le paysage et le bruit ambiant. Elle ignorait juste à quel moment cette envie la prendrait. Mais elle ne voulait pas savoir quand tomberait l'échéance de cette meilleure période annoncée. Elle ne voulait pas penser à la chute er se concentrer sur le combat. Elle allait se battre, encore et toujours, n'abandonnant pas sa promesse ni ses proches. Elle avait été forte jusque là, elle pouvait encore l'être. Elle se posa donc un sourire déterminé sur le visage, prête à affronter une nouvelle après-midi de cours, prête à survivre à ce monde aux milles dangers quand on était une cyclothymique hyper-sensible.

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