Familles à l'honneur
Prédéfinis forum
Prismver
Course des maisons
Hamamelis
Dracunculus
Vinca
Mini News
23.12 Horoscope magique disponible ici
RP libres
Ajouter mon RP - Pas de RP en cours
Le deal à ne pas rater :
Jeu Switch Multi Kit Nintendo Labo
29.19 €
Voir le deal

Partagez
 

 I hide behing sarcasm because telling you to go fuck yourself is considered rude in most social situations {Alexis}

Aller en bas 
Bloom softly
Liling Hui Tsai
Pseudo du joueur : Meriveri
Autre(s) compte(s) ? : Leann De Laine / Matthew J. Adler / T. Hank Oakley
Personnage sur l'avatar : Kagari Atsuko - Little Witch Academia / Reina Triendl

Féminin Âge / Classe ou Job : 16 ans / 5ème année /
Messages : 229
Bloom softlyLiling Hui Tsai
https://prismver-rpg.forumgratuit.org/t12653-hope-liling-fini

Carte spéciale
Inventaire, objets importants pour le personnage:
MessageSujet: I hide behing sarcasm because telling you to go fuck yourself is considered rude in most social situations {Alexis}   I hide behing sarcasm because telling you to go fuck yourself is considered rude in most social situations {Alexis} 1400359500-clockSam 9 Mai 2015 - 12:42
Qu'est ce que t'as foutu, Pikachu?
with Alexis



Je m'étais levé ce matin en me rappelant que le devoir De mécanique était à rendre pour demain. J'avais bêtement repoussé le moment fatidique où je devrais m'y mettre, trop occupé à profiter des premiers vrais rayons de Soleil pour aller courir et me remettre en bonne forme. J'avais rapidement survolé sujet qui, sur le moment, ne m'avait pas vraiment semblé particulièrement compliqué. J'avais merdé. La mécanique Newtonienne, c'était pas mon domaine de prédilection. Les équations différentielles un peu partout, les vecteurs qui s'agitent… Bref, le fait est que j'avais pas mal de boulot, et que ça risquait de me prendre un peu de temps. Je me préparais donc tranquillement, sachant qu'il y avait de forte chance pour que je ne puisse pas faire quoi que ça soit d'autre que ce foutu devoir de ma journée. Après une bonne douche, j'arrangeais mes cheveux à la va vite, enfilais la première chemise que je trouvais, une blanche à fin rayures marine, et un jean. Et au travail. Il y avait une bonne demi-douzaine d'exercices complet, nous demandant de mettre en œuvre toutes nos connaissances sur le domaines et une synthèse. Je m'installais sur mon bureau, allumais mon ordinateur et commençais mes exercices. Après quelques heures, je n'avais pu faire qu'un seul exercice… Au vu de mon rythme de travail, si je restais tout aussi concentré et ne m'arrêtais pas pour autre chose que pour manger, je pouvais prévoir la fin de ce cauchemar aux alentours de seize heures. Peut-être.

Sauf que les choses ne se passent jamais comme prévu. Alors que j'avais bien entamé l'exercice deux, il se passa quelque chose que je n'aurais en effet pas pu prévoir. Une simple application de la loi de Murphy, ce petit élément imprévisible qui te gâches la vie, presque aussi bien que je vais gâcher celle des autres. Coupure totale d'électricité. Mon écran s'est rapidement teinté de noir tandis que la LED d'alimentation de la tour s'était mise à scintiller bizarrement avant de s'éteindre définitivement. Réalisant immédiatement les conséquences de ce qu'il venait de se passer, je ne pus m'empêcher de fermer les yeux et pincer l'arrête de mon nez au niveau de ma monture. «Eh merde…» Forcément, je n'avais pas sauvegardé. Forcément.

Après un long soupire,  je me dis qu'il y avait peut-être une chance que mon travail ait été, par miracle, sauvé par le traitement de texte. Ca arrivait, une fois de temps en temps. Cette petite fenêtre qui te fait dire pendant une seconde, que la vie n'est pas si chiante que ça finalement. Cette petite case qui te propose de "restaurer" ton fichier. Une fois le courant revenu, c'est avec cet espoir que j'ai essayé de rallumer mon ordinateur. Mais non. Tout ce que je reçu, c'est une décharge. Un sale bruit de transformateur qui apprécie pas trop le courant qui lui rentre dedans, un arc électrique étrange. Mon esprit scientifique me mène vers une seule putain d'explication.  Je me lève brutalement, plaquant mes mains sur la table avant de sortir de ma chambre en claquant la porte. Je file vers l'antre de l'autre geek.  «Tu m'expliques ce que t'as foutu, Pikachu?» beuglais-je en ouvrant sa porte sans même prendre la peine de frapper. «T'as voulu te prendre pour Thor? T'en aurais presque les épaules, mais va falloir te muscler un peu si tu veux être crédible.»

Bungalow 7 •• Mediumvioletred •• Début Mai

Revenir en haut Aller en bas
Hello my name is
Alexis W. Lewis
Pseudo du joueur : Lily
Autre(s) compte(s) ? : Songli, Wolfy, Lily † Niniels
Personnage sur l'avatar : Annabeth Chase (Percy Jackson) || Emma Stone

Féminin Âge / Classe ou Job : Personnel du CAMP ▬ 28 étés (01/08)
Messages : 1445
Hello my name isAlexis W. Lewis
https://prismver-rpg.forumgratuit.org/t12675-i-can-see-it-this-one-moment-when-you-know-you-re-not-a-sad-story#176717 https://prismver-rpg.forumgratuit.org/t9555-we-re-all-stories-in-the-end-make-it-a-good-one-eh#151617 https://prismver-rpg.forumgratuit.org/t12119-i-try-to-picture-me-without-you https://prismver-rpg.forumgratuit.org/t9101-i-ll-be-the-watcher-of-the-eternal-flame

Carte spéciale
Inventaire, objets importants pour le personnage:
MessageSujet: Re: I hide behing sarcasm because telling you to go fuck yourself is considered rude in most social situations {Alexis}   I hide behing sarcasm because telling you to go fuck yourself is considered rude in most social situations {Alexis} 1400359500-clockSam 9 Mai 2015 - 21:40

I hide behind sarcasm...
"Sarcasm helps me overcome the harshness of the reality we live,
eases the pain of scars and makes people smile." ~ Mahmoud Darwish

Rage : violent transport de dépit, de colère, de haine... souvent irraisonné. Du moins, en apparence. Car la blonde qui en était souvent victime, était toujours capable, après un peu de recul, de savoir pourquoi ses crises se déclenchaient. « Crises ». Ses parents disaient toujours que ce terme était trop négatif, trop proche du vocabulaire d'une maladie qu'ils n'avaient jamais avoué exister chez leur fille. Mais comment dire alors ? « Phases d’extrême sensibilité qui empêchent tout contrôle des paroles et des actes » ? Oui, sûrement, mais un peu trop long. « Crises » c’était direct et clair : « cette fois où je t’ai balancé ton manuel dans la figure en plein cours, ce n’était pas moi ; cette fois où je me suis écroulée en larmes en plein match, ce n’était pas moi ; cette fois où j’ai failli m’étouffer à cause d’un rire nerveux après que tu te sois écroulée par terre (désolée d’ailleurs), ce n’était pas moi ». Mais Alexis avait beau préciser qu’elle n’avait pas le contrôle de ses émotions, elle ne pouvait pas les empêcher pour autant, seulement les subir... et avec elle, son entourage.

En ce début mai, elle aurait pu trouver calme et sérénité par le sport ou la lecture… ou même le travail. Mais ça ne suffisait plus. Au contraire. Dès qu’elle perdait en Baseball, dès qu’une histoire n’allait pas assez vite pour elle, dès qu’elle ajoutait à sa longue liste un DM à rendre, sa frustration augmentait. Encore et toujours. Cela faisait plusieurs semaines et elle n’avait toujours pas réussi à se vider. Ses crises étaient le meilleur exutoire… mais le plus destructeur. Mais son trouble ne s’arrêterait pas à ce genre de détails : le principal était d’évacuer l’énergie, de s’en débarrasser un maximum avant que les problèmes remplissent de nouveau la jauge. Cette jauge, à cet instant, était à la limite du noir. Pourquoi me demanderez-vous ? Cela avait commencé par les critiques de ses professeurs qui disaient, en substance : « Tu ne rends jamais tes copies à temps : ça n’étonne plus personne, tu sembles n’en avoir rien à faire ! Toujours à jouer plus qu’à travailler ! » ou encore « C’est triste que Dieu ait donner des capacités à une gamine qui ne fait que bidouiller sur ses machines ! Si tu n’étais pas en C, on t’aurait viré depuis longtemps ! ». Puis ça avait continué avec des altercations dans les couloirs, notamment deux jours avant, des A la méprisant et lui disant que son trouble n’était que comédie pour se rendre intéressante. Elle en souffre assez, pas besoin que de petites pourritures jouent avec comme si ce n’était rien.

Mais l’explosion était programmée à présent. Elle venait juste de recevoir un LMS d’un de ses camarades du cours de Français qui lui annonçait qu’il ne ferait finalement pas avec elle l’exposé prévu pour lundi, soit le lendemain. « Il pouvait pas prévenir avant, ce crétin d’abruti ! » lâcha-t-elle, sans véritablement relâcher la tension. Heureusement que le lézard avait filé car elle l’aurait étripé comme elle souhaitait le faire avec son maître. Elle se sentait rempli de rage par cette nouvelle, après avoir travaillé aussi longtemps sur un sujet qui ne la passionnait pas tant que ça. Et comme à chaque fois qu’un problème arrivait, son esprit vicieux pour sa propre santé commença à analyser tout ce qui clochait dans sa vie… et il savait trouver tous les petits problèmes du quotidien qui rendent la vie si insupportable. Criant toute seule dans sa chambre à ses ennemis non présents, principalement le Destin et les Dieux, elle explosa totalement, perdant le contrôle. A tel point que son don se libéra : en relâchant l’énergie accumulée par tant de semaines stressantes, elle communiqua par inadvertance à toutes les machines du Bungalow : « J’aimerais que tout cela cesse ! ».

Elle pestait encore, les yeux humides d’une rage non encore assouvie, pianotant sur son PC qu’elle avait un peu trop malmené malgré elle… Et son PC n'avait pas été la seule victime, comme la voix d’Adler dans le couloir l’annonçait. Au nom de « pikachu », Alexis serra les dents en murmurant : « Manquait plus que lui pour que ma semaine se termine en beauté… ». Il entra dans sa chambre, sans frapper (pourquoi faire, hein ?), continuant ses sarcasmes en la comparant au dieu du tonnerre. Cela faisait longtemps qu’il ne l’avait pas comparée à un personnage de la culture geek et ça ne lui manquait pas… Bon, il faut dire aussi que cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas perdu le contrôle de son don hors des cours de Maîtrise. Il tombait finalement à point nommé et elle allait pouvoir se vider sans craindre de blesser quelqu’un… ou du moins, sans avoir du regret : Adler était venu la chercher, il allait la trouver !

« - Me muscler tu dis ?, lui répondit-elle d’un air faussement étonné avant d’enchaîner : C’est vrai qu’il faudrait bien que quelqu’un se décide à faire rencontrer une batte de Baseball avec ta tête… Mais on peut tester tout de suite si t’insiste… » Elle fit mine de se pencher vers sa batte appuyée au bord de son bureau, avant de se redresser en faisant la moue, comme déçue : « Oh mais nan… Je te rendrais service, activant tes neurones, tout ça… » Elle fit une pause, hésitant intérieurement mais son sourire mauvais s'étirant sur ses lèvres. Elle pouvait encore reculer, elle pouvait encore s’enfermer dans la salle de bain jusqu’à ce que sa crise passe. Mais elle ne le ferait pas. Elle n’en avait pas envie. Ils avaient raison tous : elle était une fille avec un caractère de merde, autant l’être un bon coup. Elle le regrettait, c’est sûr, mais elle s’en foutait. Elle reprit en s’avançant vers le A, sarcastique et menaçante alors qu’il la dominait et de loin, faisant comme si elle ignorait pourquoi il venait : « Qu’est-ce tu veux Adler ? T’as besoin de l’aide d’une C pour tes devoirs ? Désolée mais je n’aide pas les A...rriérés. »


© EKKINOX // Alexis & Matthew // Bungalow 7 // Dimanche début mai 2015



_______________________

— She ran away in her sleep
When she was just a girl She expected the world But it flew away from her reach And the bullets catch in her teeth Life goes on, it gets so heavy The wheel breaks the butterfly Every tear a waterfall In the night the stormy night she'll close her eyes In the night the stormy night away she'd fly And dreams of paradise × code by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas
Bloom softly
Liling Hui Tsai
Pseudo du joueur : Meriveri
Autre(s) compte(s) ? : Leann De Laine / Matthew J. Adler / T. Hank Oakley
Personnage sur l'avatar : Kagari Atsuko - Little Witch Academia / Reina Triendl

Féminin Âge / Classe ou Job : 16 ans / 5ème année /
Messages : 229
Bloom softlyLiling Hui Tsai
https://prismver-rpg.forumgratuit.org/t12653-hope-liling-fini

Carte spéciale
Inventaire, objets importants pour le personnage:
MessageSujet: Re: I hide behing sarcasm because telling you to go fuck yourself is considered rude in most social situations {Alexis}   I hide behing sarcasm because telling you to go fuck yourself is considered rude in most social situations {Alexis} 1400359500-clockSam 16 Mai 2015 - 0:38
Pure Evil
with Alexis



Alexis fulminait tout en pianotant sur le clavier de son ordinateur. L'ardeur qu'elle mettait à écraser chacune des touches de sa machine produisait un clapotement proche du bruit de la pluie d'automne qui s'abat sur les toits des bungalows prismveriens : agréable à l'oreille, mais synonyme d'un risque de tempête imitant. Elle arrêta son activité dès que Matthew termina sa phrase et se retourna vers lui d'un air exaspéré. « Me muscler tu dis? C'est vrai qu'il faudrait bien que quelqu'un se décide à faire rencontrer une batte de Baseball avec ta tête… Mais on peut tester tout de suite si t'insiste.» Le blond la regarda quelques secondes un air blasé sur le visage pendant qu'elle se penchait vers la dite batte. Elle avait beau être plutôt sportive, il n'y avait aucune chance qu'elle puisse lui faire quoi que ça soit. Certes, une batte, ça fait mal, mais fallait-il qu'elle puisse le toucher. Et ça, ne n'était pas gagné. Matt aussi, était l'un de ces jeunes qui s'aimait à courir, s'entraîner et frapper. Il était plutôt bon en arts martiaux et ne se laisserait pas laisser toucher de sitôt. Encore moins par une fille. Et surtout pas par une C. Comme si elle avait entendu ses pensées, elle se ravisa. « Oh mais nan… Je te rendrais service, activant tes neurones, tout ça… »  Il ne put s'empêcher de soupirer. Comment pouvait-on penser à son âge qu'un coup à la tête pouvait activer les neurones. Il ne fallait pourtant pas sortir de St-Cyr pour savoir que s'était tout l'inverse. Cependant, il ne pris pas la peine de répondre. Une telle réflexion ne pouvait être que purement ironique, non? Elle ne pouvait pas être si idiote? La blondinette se leva, avec un sourire narquois sur le visage. Elle avança vers lui d'un pas fière levant légèrement la tête pour pouvoir plonger son regard dans le sien. On aurait dit qu'elle essayait de le regarder de haut, mais face au regard naturellement condescendant du A, la concurrence dans le domaine ne faisait que rarement le poids. « Qu'est-ce que tu veux, Ader? T'as besoin de l'aide d'une C pour tes devoirs? Désolée, mais je n'aide pas les A… rriérés.»
Le problème avec Matthew, sait qu'il ne sait pas ne pas répondre à la provocation. Une petite idiote comme elle qui vient insulter sa classe, ça ne passera ja-mais. «Merci, mais je n'ai pas besoin qu'une petit C-asse couilles suffisamment C-onne pour penser qu'un coup de batte active les neurones ne vienne ne serait-ce qu'approcher ma copie. » raya-t-il en s'avançant d'un pas vers elle. Ils étaient presque collés l'un à l'autre, se fusillant du regard. Même du haut de son presque mètre soixante-dix, elle se faisait dépasser d'une bonne quinzaine de centimètres. «Cela dit, je penserais à toi si j'ai un jour besoin de me faire passer pour un incapable qui ne sait pas se servir de son pouvoir… ou d'une mauviette qui joue aux grande filles…» proposa-t-il en faisant rouler ses pupilles jusqu'à la batte de baseball de l'adolescente. Il resta silencieux quelques secondes, lançant un sourire mesquin à sa colocataire avant de remettre une distance correcte entre eux. «Ou peut-être t'ai-je blessé en disant cela? Hm, j'ai peur, si madame à une batte, peut-être va-t-elle appeler ses amis pour me frapper ~» lâcha-t-il avec un air faussement apeuré. «Oh ! Mais suis-je bête… Personne ne supporte son sale caractère !»

Bungalow 7 •• Mediumvioletred •• Début Mai
Désolée pour le temps de réponse...

Revenir en haut Aller en bas
Hello my name is
Alexis W. Lewis
Pseudo du joueur : Lily
Autre(s) compte(s) ? : Songli, Wolfy, Lily † Niniels
Personnage sur l'avatar : Annabeth Chase (Percy Jackson) || Emma Stone

Féminin Âge / Classe ou Job : Personnel du CAMP ▬ 28 étés (01/08)
Messages : 1445
Hello my name isAlexis W. Lewis
https://prismver-rpg.forumgratuit.org/t12675-i-can-see-it-this-one-moment-when-you-know-you-re-not-a-sad-story#176717 https://prismver-rpg.forumgratuit.org/t9555-we-re-all-stories-in-the-end-make-it-a-good-one-eh#151617 https://prismver-rpg.forumgratuit.org/t12119-i-try-to-picture-me-without-you https://prismver-rpg.forumgratuit.org/t9101-i-ll-be-the-watcher-of-the-eternal-flame

Carte spéciale
Inventaire, objets importants pour le personnage:
MessageSujet: Re: I hide behing sarcasm because telling you to go fuck yourself is considered rude in most social situations {Alexis}   I hide behing sarcasm because telling you to go fuck yourself is considered rude in most social situations {Alexis} 1400359500-clockJeu 21 Mai 2015 - 12:53

I hide behind sarcasm...
"The only justice is to follow the sincere intuition of the soul, angry or gentle.
Anger is just, and pity is just, but judgement is never just.
~ D. H. Lawrence

Rictus. Il avait encaissé d’un air méprisant, elle encaissait à son tour d’un air faussement calme. Ses lèvres restaient pincées mais semblaient vouloir s’étirer en un sourire mauvais, le défiant de parler davantage… ce qu’il faisait. Ses sourcils se levaient dès qu’Adler prenait son air de donneur de leçons. Ah oui… La batte aurait tellement été utile : la blonde aurait pu expulser ses nerfs et le cerveau de son colocataire aurait bien morflé. Il est consternant de voir à quel point les A n’ont aucun second degré, prenant les gens de haut parce que c’est tellement plus simple. Le « c-onne » faillit la faire réagir violemment, comme si on venait de lui enfoncer une fine lame dans la nuque… Mais elle attendit. C’était… son tour. Elle n’avait pas besoin de lui pour avoir une appréciation de son intelligence : elle était une intello qui ne se prenait pas là tête… mais une intello tout de même. Elle l’avait toujours su et n'en douterait pas aujourd'hui. Adler lui… S’il était intelligent, il n’avait pas compris qu’intelligence faisait souvent meilleure ménage avec compréhension de l’autre.

Un silence s’installa un temps, les yeux bleus affrontant les yeux gris, la glace face à l’orage. Ils étaient prêts à présent et leur haine mutuelle semblait se ressentir dans l’air, qui semblait lourd et électrique. Le regard d'Alexis était visé dans celui de Matthew, sa tête et son menton relevés pour faire bonne mesure mais elle sentait que sa nuque ne tiendrait pas éternellement dans cette position. Il reprit, la traitant cette fois-ci de, je cite : « incapable » et « mauviette ». La blonde à présent fulminait, sa bouche à moitié ouverte malgré ses dents serrées, sa respiration s’accélérant. Elle sentait le feu intérieur la ronger de plus en plus. Adler avait pointer des yeux sa batte avant que son mépris ne déverse de nouveau toute sa suffisance sur la jeune femme. Al était du genre susceptible mais si ce n’était pas sa période, elle se fichait pas mal de ce que l’on disait d’elle. Mais là… Oh là ! Il avait pointer ce qu’elle détestait le plus ! Qu’on la prenne pour une faible, ce qu’elle essayait depuis toujours de prouver qu’elle n’était pas, et qu’on la prenne pour une incompétente, notamment pour son don.

Ses poings se serraient, ses ongles s'enfonçant dans ses paumes. Sa respiration était de plus en plus saccadée. Mais elle gardait le contrôle. Si elle faisait exploser toutes les machines aux alentours, elle ne ferait que confirmer la théorie d’Adler. Elle contrôlait son pouvoir. Parfaitement. Et allait toujours plus loin dans sa compréhension intuitive des machines. Elle était allée en A, ce n’était pas pour rien. Elle était juste partie à cause de saletés faites hommes comme Adler. Elle ne le laisserait pas gagner là-dessus. Nan. Elle savait qui elle était, elle était plus intelligente que lui. Elle se mordit la joue, tentant de respirer plus calmement alors que son trouble ne faisait que s’agiter, assoiffé de colère. Il avait bien fait de reculer car son trouble lui faisait apparaître l'envie l’étrangler le blond, de sentir son souffle s’échapper de son corps, que son sourire mesquin reste figé pour l’éternité sur son visage, comme la marque immuable de son caractère insupportable.

Il jouait encore, il jouait toujours. Après avoir balayé son intelligence, sa compétence, sa force… Il s’attaquait à son statut d’asociale. Oui, c’était vrai, elle n’était pas la plus entourée mais il ne faut s’étonner qu’avec ce genre d’entourage, elle finisse par préférer les machines aux hommes. Si elle avait pu vivre loin des hommes -vraiment loin, pas seulement à l’écart- elle l’aurait fait sans hésiter. Et le blond ne pourrait jamais comprendre sa souffrance. Oui, elle avait un « caractère de merde » ; oui, elle n’avait pas beaucoup d’amis… Mais il y avait un problème dans le résonnement d’Adler : le plus souvent, c’était elle qui s’éloignait pour ne pas détruire les autres et non les autres qui s’éloignaient d’elle.

Elle desserra ses poings qui avaient pâli à force d’être contractés, dévoilant de petites marques rouges là où les ongles étaient enfoncés. Elle craqua sa nuque en la faisant pencher sur le côté puis prit une respiration longue en fermant les yeux. Avant de les rouvrir. Le gris de ses yeux n’étaient plus ceux de l’orage prêt à exploser mais celui du métal brillant et brûlant, prêt à vous ronger. Même un sourire s’éveillait sur son visage, alors qu’elle s’avançait doucement, tel un chat. Sa voix était calme et basse mais assurée, les mots étant réglés comme une mélodie mortelle : « Oh oui… tu es bête. Tellement. C’est affligeant. Comment on peut se cacher à ce point derrière les railleries pour ne pas faire face à ses propres faiblesses. Tu dis que je suis conne : je le suis peut-être, te laissant envahir mon espace. Tu dis que je suis incapable : allons sur un terrain ou en cours, et pas seulement celui de maîtrise. On verra bien… A moins que, maintenant que j’y pense…  Mes savoir-faire et les tiens ne sont pas comparables. Tant mieux pour toi. Cela évite de te ridiculiser. Mais attends ! Oh oui, c’est déjà fait. Tu est déjà ridicule. » Elle s’arrêta à quelques pas de lui. Elle le détailla, comme il lui arrivait de le faire avec les machines pour pleinement comprendre leur fonctionnement. Elle releva la tête vers ses yeux : « Oui, ridicule. C’est le mot que je cherchais. Mon caractère est loin d’être celui d’un ange mais je suis honnête avec moi-même. Je ne fais qu’un avec mes démons… et ils me le rendent bien. Toi…  Toi tu te caches. Derrière tes habits neufs, ta cravate violette, ton mépris permanent. Tu penses me faire du mal en pointant mes rares amis : au contraire, tu me réjouies. Au moins, j’en ai. Des vrais. Des bons. Des gens qui ont la patience de voir derrière le miroir… Alors que toi... tu ne fais que t’y mirer pour te vanter encore plus. »

Elle prit une nouvelle grande respiration avant de soupirer doucement, hochant négativement la tête. « Souvent je pense ressentir de la haine à ton égard. Mais ça ne doit être que de la pitié. Tu crains, Adler. Si j’ai un caractère de merde... Bon sang ! J’ose à peine trouver un qualificatif pour décrire le tien. » Elle remonta ses manches, comme elle le faisait avant de se remettre à travailler. « Bon. Tu veux m’humilier encore longtemps sans aucun succès ou tu peux me dire clairement le pourquoi de ta venue ? » Elle sentait les flammes de sa colère se ratatiner sous les braises de ses sentiments. Elle pouvait encore exploser : les braises ne s’éteignant jamais, restant toujours ardentes. Mais elle avait contenu. Elle y arrivait mieux après tant d'années… du moins, plus souvent. Son objectif étant de faire passer en premier son intelligence et sa patience et non sa fierté et sa passion. Après… tout dépendrait d’Adler. S’il relançait un nouveau match, ce ne sera pas une batte mais de gants de boxe qu’elle s’armerait : des mots aussi forts et directs qu’elle ne retiendrait pour rien au monde. Elle lui avait laisser une possibilité de se retirer, à lui d'en décider. Alors, Adler : tu veux la solution ou un nouveau problème ?

© EKKINOX // Alexis & Matthew // Bungalow 7 // Dimanche début mai 2015


Hrp:
 



_______________________

— She ran away in her sleep
When she was just a girl She expected the world But it flew away from her reach And the bullets catch in her teeth Life goes on, it gets so heavy The wheel breaks the butterfly Every tear a waterfall In the night the stormy night she'll close her eyes In the night the stormy night away she'd fly And dreams of paradise × code by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: I hide behing sarcasm because telling you to go fuck yourself is considered rude in most social situations {Alexis}   I hide behing sarcasm because telling you to go fuck yourself is considered rude in most social situations {Alexis} 1400359500-clock
Revenir en haut Aller en bas
 
I hide behing sarcasm because telling you to go fuck yourself is considered rude in most social situations {Alexis}
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Une glace à l'ombre [Pv Hide, Hentaï, Terminé]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: «blah blah blah :: RPs :: R.I.P-
Sauter vers: