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 end of the line - killiam

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MessageSujet: end of the line - killiam   end of the line - killiam 1400359500-clockDim 24 Sep 2017 - 23:50







end of the line


Ce long rêve n'était pas étonnant, il a suivi la longue liste de ses prédécesseurs tous aussi horribles, évocateurs, emplis de regrets et de tristesse. Ce long rêve n'était pas si désagréable parce qu'il me permet de penser à autre chose, qu'il me calme, me fait m'échapper, même un instant, de cette insurmontable douleur. J'ai mal. Et cette pensée évidente me transperce à chaque instant, coupe court à toute réflexion. J'ai mal. Et chaque fois que je remette, je sens cette vérité me frapper de plein fouet et me ramener à cet instant-là.
Je veux devenir un héros. J'ai mal. Je m'avançais, frappais, me rendais compte de la stupidité de mon action. De l'utopie du fait de penser que j'étais capable de mieux. J'ai mal. J'ai mal. Mais qu'y puis-je, sinon regretter chacune des secondes passées en face d'eux ? Je n'ai rien pu faire je sais que je ne changerai jamais.

Je n'ai rien pu faire et je resterai faible parce que mon don ne fera jamais disparaître cette douleur. J'ai mal. J'ai mal. J'ai mal. Ma magie n'effacera jamais l'incontournable fait de mon corps en verre. Je resterai le même, incapable de me battre mais avec la volonté inégalée de devenir quelqu'un sur qui compter. J'ai mal. Je resterai le même et ça me détruira au fil du temps de constater que rien ne changera. J'ai mal.

J'ai terriblement mal et ça m'empêche de bouger le moindre muscle, j'ai mal et je reste immobile dans ce corps déjà guéri donc je comprends maintenant le sens. J'ai mal et je suis là, intact, le cerveau incapable d'assimiler le fait que je puisse être revenu à moi aussi vite. C'est ainsi que sont les choses, alors ? Un punching-ball humain, vivant pour encaisser, un héros jamais né, l'espoir étouffé dans son propre cocon. J'aimerais m'excuser auprès de tous mes proches, leur faire part de mes regrets, de ce que j'aurai aimé pouvoir faire, leur dire à quel point j'aurai aimé ne pas les inquiéter. J'aimerais cesser d'entendre ma mère pleurer dans les couloirs jusqu'à ce que les médecins lui proposent gentiment d'aller se reposer. J'aimerais être meilleur, valoir mieux que ça. Mais j'ai mal. J'aimerais que ça s'arrête, cette douleur, ces faux espoirs, ce pouvoir aussi cruel que détester. J'aimerais pouvoir crever.
electric bird.
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MessageSujet: Re: end of the line - killiam   end of the line - killiam 1400359500-clockLun 25 Sep 2017 - 13:09


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feat. Finn O. Norgaard - date. troisième semaine de septembre






Tu avais été convoqué au bureau des profs la veille pour qu'on puisse t'annoncer que Finn s'était fait tabasser et qu'il était actuellement allongé dans un lit à la clinique, avec l'interdiction et l'incapacité de bouger. Tu avais eu un moment d'absence, sans vraiment comprendre le pourquoi qui te brûlait les lèvres. Une question qui revenait de plus en plus souvent dans ta vie ces temps-ci. Pourquoi ? Une question aussi utile qu'elle est inutile, aussi logique qu'elle est incohérente, et tu avais quitté la salle des profs sans vraiment t'en apercevoir, rentrant directement à ton bungalow.

Pourquoi ?

Encore et toujours la même question sans réponse. Et tu as déjà une petite idée de ce que tu vas faire quand Finn te dira qui sont le ou les coupables. Pas question de les laisser s'en tirer comme ça, étant donné qu'apparemment, on ne savait pas trop qui ils étaient, ou peut-être leur laissait-on faire un peu ce qu'ils voulaient. La deuxième proposition semble être la bonne. Autant faire justice soi-même dans cette école.

Tu avais quitté ton lit ensuite à la première heure, récupérant quelques livres dans ta bibliothèque que tu avais foutu dans ton sac, passant ensuite par une alimentation quelconque pour acheter une boîte de chocolat. Ce n'était pas les choses les plus réconfortantes du monde, mais le chocolat faisait toujours du bien.

Tu arrives alors devant la clinique, une boule au fond de la gorge et tu mets un certain temps pour entrer, restant devant les portes, à les regarder comme si elles étaient les portes des enfers même. Tu entres enfin, attendant quelques minutes à l'accueil pour demander le numéro de la chambre avant de passer par les escaliers pour monter quelques étages, suivant ensuite les panneaux des numéros des chambres pour trouver celle de Finn. Une fois devant la porte, tu te racles la gorge, hésites quelques secondes, peut-être même une longue minute avant de toquer deux trois fois, puis d'entrer lentement.

Hey.

Tu ne le détailles pas, ne le dévisages pas. Il a l'air horriblement fatigué, et las, et... il y a dans son regard quelque chose qui te dérange. Tu déposes le sac en papier avec les chocolats à l'intérieur sur la table de chevet, glisses également les quelques bouquins que tu as récupéré de ta bibliothèque. On ne t'avait pas dit combien de temps il allait rester ici, alors autant lui apporter de quoi s'occuper un peu.

Je t'ai apporté quelques uns de mes bouquins, pour t'occuper un peu ? Je sais pas trop. Et du chocolat, parce que le chocolat c'est cool.

Tu t'assois sur le bord du lit, pas loin de ses jambes et tu le fixes un instant. Et tu te retiens de lui demander pourquoi, lui demander ce qu'il s'est passé, ce qu'il a fait... Mais tu ne diras rien, tant qu'il ne t'expliquera pas. Même si tu as une petite idée de ce qu'il a bien pu se passer.

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MessageSujet: Re: end of the line - killiam   end of the line - killiam 1400359500-clockLun 25 Sep 2017 - 15:01







end of the line


Ça s'atténue. Doucement, sûrement, comme une lame qui sort lentement de mon corps en emportant la douleur, comme une douleur écartelée qui semble disparaître doucement au profit de la sensation légère, de mon corps qui paraissait me revenir peu à peu. Je n'avais jamais été dans un tel état. De manière générale, je n'avais jamais été malmené par qui que ce soit. Mes parents y avaient veillé, et aujourd'hui, j'étais loin de tout problème, de toute douleur, de la moindre opposition. Jusqu'à il y a peu, je n'avais rien à voir avec ce héros que je clamais vouloir devenir et maintenant que j'avais tenté de l'être, je tenais plus du l'élève désespéré et inutile qui perdait son temps malgré sa faiblesse. J'étais ridicule. Aussi, lorsque Killiam entrait dans ma chambre avec cette même façon d'être qui m'avait touché, avec des intentions louables et une envie de de me réconforter, je ne me sentais pas digne de lui.

Je détournais le regard en le laissant poser le tout à côté du lit puisque j'étais bien incapable de l'attraper, même en des circonstances ordinaires. Mon corps était entièrement guéri mais la sensation de douleur demeurait même des heures après les événements. Je me sentais chauffer de partout, comme marqué au fer et je pus à peine me redresser pour l'observer. Je laissais quelques instants de silence avant de réfléchir à ma réponse. J'avais besoin de temps pour trouver les mots car je ne m'attendais pas à ce qu'il vienne, j'avais tant honte de moi que je n'avais pas pensé à la possibilité que les autres ne savaient pas à mon propos.
J'étais l'unique responsable de tout ça et je ne pouvais plus regarder Killiam en face tant que je gardais cette ignoble culpabilité en moi, me grignotant doucement.

"Je..."

Et ça meurt dans ma gorge. Cette révélation coupe court à ma respiration et n'arrive pas à sortir. Je reste interdit et, après une nouvelle seconde sans rien dire, me permets enfin de croiser son regard sans honte. Voilà Killiam, tu as vu qui je suis. Ce genre de personnes égoïstes, un utopiste, un idiot assez naïf pour penser qu'il n'était pas inutile. J'avais envie de crever il y a peu mais je pense que ce n'est pas assez cruel - je pense que j'ai besoin de voir ce que mes actions vont engendrer. Pourtant, je n'arrive rien à dire.
Je n'arrive pas à porter la culpabilité. Devrais-je poursuivre ? Devrais-je arrêter cette carrière pitoyable ? Je ne peux pas le croire. Je ne veux pas y croire parce que cette révélation me semble encore plus douloureuse que mon corps à l'heure actuelle.

"Je ne pense pas que j'aurai pu fuir, mais j'aurai pu essayer. J'aurai dû. Plutôt que de vouloir de faire face..."

C'est vague, et ça ne dit pas que j'ai eu l'initiative d'y aller. C'est lâche, terriblement lâche. C'est lâche et j'en ai honte, j'avale ma salive, amère, et je sais que je ne serai jamais en paix tant que ce mensonge surviendra. Je le sais mais je ne peux affronter son regard déçu en plus de tout le reste. Je suis paralysé, incapable d'ajouter quoi que ce soit - et je prends conscience de cette faiblesse que j'ai toujours porté.
Je prends conscience l'étendue de ma faiblesse car elle n'est pas que physique.

"Je déteste ma faiblesse." lâchais-je tout bas.

electric bird.
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MessageSujet: Re: end of the line - killiam   end of the line - killiam 1400359500-clockLun 25 Sep 2017 - 15:22


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feat. Finn O. Norgaard - date. troisième semaine de septembre






Il semble vouloir rester silencieux, semble ne pas savoir quoi te dire, quoi te répondre. Et tu attends, patiemment. Tu attends qu'il se sente prêt à parler, tu attends qu'il arrive à trouver le courage de te dire ce qu'il s'est passé. Et il ouvre la bouche, une seule syllabe en sort avant qu'il ne la referme. Vos regards se croisent un instant, qu'un court instant pourtant avant qu'il n'arrive à t'expliquer plus ou moins. Tu ne dis rien, écoutes, attentif ; toujours attentif.

Oui, il aurait dû fuir, tenter de fuir, appeler de l'aide. Et tu es persuadé qu'il ne l'a pas fait. Tu es persuadé qu'il a dû rester la bouche fermée et qu'il a dû subir, sans donner la joie à son ou ses agresseurs d'appeler à l'aide, de demander grâce. Tu en es persuadé. Il a voulu faire face, et tu ne lui en veux pas pour ça. Mais ça te semble bizarre qu'on soit venu le tabasser sans aucune raison, qu'on soit venu le voir lui, alors que plus ou moins toute l'école est au courant pour sa maladie.

Oui il hait sa faiblesse, Killiam, et c'est normal de la haïr, c'est normal de détester ses faiblesses. Tu détestes les tiennes aussi, et tu es loin d'en avoir qu'une.

T'aurais pu essayer. Mais est-ce que t'en aurais tiré les mêmes leçons ?

Un silence, très court, avant que tu ne reprennes, te redressant :

Il s'est passé quoi ?

Tu ne veux pas le juger, ou l'emmerder, ou le forcer à te raconter. Tu ne veux pas le mettre plus bas que terre, ou le faire se sentir mal. Mais c'est ton rôle de le secouer s'il en a besoin ou de l'épauler. C'est ton rôle de le réveiller, si personne ne le fait.

Et pas de mensonges, okay ?

Oh non, tu détestais ça.

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MessageSujet: Re: end of the line - killiam   end of the line - killiam 1400359500-clockLun 25 Sep 2017 - 18:36







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Pas de mensonge. J’aimerais bien. Je reste immobile en cherchant une solution, un échappatoire, une manière quelconque de tourner la chose pour lui faire comprendre que je ne suis pas à l’origine de tout ça. J’aimerais ignorer ça, sa demande, mentir sans culpabilité mais je suis incapable d’agir de la sorte. J’aimerais pouvoir être différent, à même de mieux faire les choses, être capable de mentir sans peine. J’aurai pu, dit-il aussi. Mais c’est une leçon à prendre - et je sens son inquiétude résonner dans cette phrase, cette interdiction silencieuse d’aller au devant des problèmes. Je sais que Killiam s’inquiète, qu’il ne veut pas se retrouver dans cette situation encore, qu’il craint cet endroit plus que quiconque encore. Je sais qu’il refuse de me perdre comme n’importe lequel de ses proches et que si cette affection ne s’explique pas, il me fera pas défaut. C’est un parrain honnête. C’est un parrain que j’ai la chance d’avoir, que je regretterai toujours de décevoir. C’est un parrain auquel je ne veux pas mentir mais le pari est dur et je me sens défaillir. Le pari me semble impossible et j’ai l’impression de disparaître, prisonnier de cette sphère de mensonge, d’une culpabilité sans égale, de cette façon d’être si unique, immature, improbable, de ces envies héroïques pour lesquelles j’ai envie de me buter moi-même.

Je me déteste autant que je déteste cette part de moi et pourtant, c’est ce dont je devrais être le plus fier. Je refuse de me laisser aller dans ce sentiment à mi-chemin entre fierté et folie, et malgré ça, je ne saurai dire ce que je devrais faire. Malgré les conséquences et cette douleur impossible à éteindre, je sais que je ne peux pas lâcher. Ce n’est pas comme ça que je suis. Ce n’est pas ce que je devrais faire, et pourtant, j’aime à m’imaginer comme l’ultime protecteur. Je devrais faire quoi Killiam, dis-moi ? Ignorer ce garçon, détourner les talons pour ma propre sécurité ? J’aurai dû ignorer ça, cette unique occasion, cette nature profonde dont je ne me suis jamais vraiment débarrassé. Alors dis-moi Finn, comment t’es supposé faire quoi que ce soit quand tu ne peux pas assumer ça devant ton seul parrain ? Je serre les dents, ferme les yeux durant quelques instants ce silence que la déception et les cris risquent de briser. Je sais que je vais le décevoir, je sais que je vais le révolter. Je sais que tout va changer après ça, que je risque de perdre ce lien qui est déjà si important pour moi.
Je sais qu’il me catégorisera comme sa sœur sûrement, car j’ai entendu les rumeurs - et j’abandonne cette envie d’un filleul parfait au profit de mes objectifs de vie.

"Les S. Ils s’en prenaient à un élève alors je suis venu le défendre."

Je rouvre les yeux pour le regarder fixement sans honte. Je n’ai pas besoin d’aide, pas besoin de pitié, juste de cette détermination qui me qualifie déjà. Je le regarde non pas avec colère mais avec ce regard franc, dur de volonté et indémodable. Je veux lui montrer que je n’ai pas agi sur un coup de tête parce qu’il faudra bien qu’il l’accepte. Je veux lui montrer ma volonté parce que je suis certain de recommencer. Je ne suis pas un héros dans le corps mais je ne pourrai jamais me débarrasser de cette volonté.
Je ne pourrai jamais renier ma nature alors autant pleinement l’assumer.

"Mon corps a agit de lui-même. Je n’ai pas réfléchi." (Je marque une pause, soupire doucement pour reprendre mon souffle.) "Et je sais que je le referai encore et encore. Jusqu’à présent, sans magie, ça me semblait suicidaire. Mais maintenant, je ne peux plus détourner les yeux de tout ça. Parce que tu vois, je suis déjà entièrement guéri."

Maintenant, je ne peux plus agir autrement. J’écarte les bras, le laissant voir mon corps exempte de la moindre plaie. Si tu savais Killiam. Si tu savais la douleur que je ressens, la nuit dernière passée à hurler d’une douleur sans nom, incapable de me retenir malgré les pleurs de ma mère de l’autre côté. Si tu savais comme je suis déterminé, et comment, maintenant que j’ai réussi à partager mes sentiments, j’ai pu effacer mes regrets.
Si tu savais Killiam, et j’aimerais te partager tout ce qui se passe dans ma tête, l’étendue de cette détermination dont je ne saurai jamais me débarrasser.

"Je ne peux pas rester les bras croisés. Je... Je me détesterai bien trop..." ajoutais-je tandis que ma voix se brisait vers la fin, d’une tristesse solidaire envers ce pauvre élève dans la chambre à côté. "Mais tu n’es pas comme moi, tu me l’as dit, alors je ne suis pas sûr que tu puisses comprendre ça."

electric bird.
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MessageSujet: Re: end of the line - killiam   end of the line - killiam 1400359500-clockLun 25 Sep 2017 - 19:02


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feat. Finn O. Norgaard - date. troisième semaine de septembre






Il est long, ce silence. Elle est longue, cette attente, et pourtant tu ne dis rien, tu attends, parce que c'est la seule chose que tu peux faire. Il semble hésiter entre te dire la vérité et te mentir. Il semble hésiter entre le vrai et le faux et tu te crispes sans vraiment t'en rendre compte. Il t'avoue alors, les yeux fermés sur la vérité, comme si ça pouvait l'atténuer et ta mâchoire se serre, faisant grincer tes dents et tu te redresses légèrement. Évidemment les S. Toujours les S. Toujours eux. Tu aimerais lui demander qui, et tu aimerais le secouer dans tous les sens en lui demandant pourquoi il n'est pas allé chercher de l'aide. Combien étaient-ils ? Deux ? Trois ? Peut-être quatre ? Ce ne serait pas étonnant qu'ils soient venu à plusieurs juste pour un seul élève. On a toujours plus de pouvoir en supériorité numérique.

Et il te regarde, sans faille, sans hésitation, presque avec fierté et tu as envie de le secouer dans tous les sens. Tu lui foutrais ton poing dans la gueule s'il n'était pas dans un lit. Et il continue. Bien-sûr qu'il n'a pas réfléchi. S'il avait réfléchi ne serait-ce qu'une seule petite seconde, il aurait compris que c'était du suicide, que c'était idiot, débile, et illusoire de croire qu'il pouvait s'en sortir sans aide. Et il est fier de te montrer qu'il est guérit, qu'il va bien, et tu as envie d'attraper son bras et de le reposer violemment sur le lit, juste pour lui montrer qu'il n'a pas à être fier de ça, qu'il n'a pas à être fier de sa situation. Il n'y a pas de quoi être fier d'être un fou qui se jette dans la gueule du loup.

Il reprend, te dit que lui il ne pourrait pas rester les bras croisés devant cette situation, que toi tu n'es pas comme lui, et tu as envie de le secouer dans tous les sens. Pour qui il se prend, à te juger, à dire que toi, tu serais resté les bras croisés sans réagir ? Pour qui se prend-il alors qu'il ne te connaît qu'à peine, qu'il ne sait même pas la moitié de ce que tu es ? Et tu te lèves, quittant le lit pour être sur tes deux jambes, te forçant au calme.

Mais le calme n'a jamais été une de tes vertu.
Il ne le sera sûrement jamais.

T'as raison. Je serai resté les bras croisés à regarder un mec se faire tabasser. Je suis comme ça après tout.

Ta voix est pleine de sarcasme, d'ironie même pas contenue et tu plonges ton regard dans le siens, tes mains se soulevant alors, accompagnant tes paroles de gestes. Et tu exploses, Killiam, tu exploses littéralement :

Comment tu peux être aussi stupide, Finn ?! Sérieusement ?! Sérieusement ?! Je te dis pas de ne pas aider les autres quand ils en ont besoin, mais ils étaient plusieurs contre un ! Et tu penses que toi, tu pouvais y changer quelque chose ? Dans quel état était l'autre ? A terre ? Il pouvait se défendre ? Courir pour aller appeler de l'aide ? Pourquoi c'est pas ce que tu as fais ?! Sérieusement, Finn ! Regarde toi ? T'es fier de toi ?! Évidemment qu't'es fier de toi, à jouer les grands héros sans réfléchir une seule putain de seconde ! Bordel de merde, Finn ! Est-ce que t'as pensé une seule seconde à réfléchir ?! A analyser la situation ?! T'aurais pu aller chercher un prof, ou t'aurais pu même venir me chercher moi bordel ! Mais non, parce que t'es égoïste Finn, t'es qu'un putain d'égoïste ! Tu veux sauver les autres ? Mais arrête de te mentir ! C'est toi que tu veux sauver, tu veux juste te prouver que t'es grand et fort et que t'as besoin de personne ! Et oui, t'es grand, t'es fort, et t'aurais besoin de personne si tu réfléchissais deux petites secondes à tes putains d'actions de merde !

Ta voix se fait de plus en plus forte à chacun de tes mots, tu t'énerves de plus en plus, et pourtant, tu ne t'arrêtes pas, tu continues, sans lui laisser le temps de répondre. Et tu ne devrais pas, Killiam, tu devrais te calmer, te poser, arrêter de crier. Mais sa stupidité t'énerve tellement qu'elle te rendrait presque malade.

Tu crois que tu vas aider quelqu'un dans ce lit d'hôpital ? Tu crois que tu vas vraiment réussir à sauver une seule personne ?! Tu sauveras personne si tu te mets en danger tous les jours ! Et un jour on te retrouvera mort dans une ruelle parce que t'as voulu jouer les héros ! Ou peut-être que tu finiras comme ta sœur dans un lit d'hôpital ! C'est ça que tu veux Finn ? Jouer les suicidaires ?! Bien ! Parfait ! Mais préviens-moi, la prochaine fois j'éviterais de me déplacer pour rien ! Parce que là, ce que tu fais, c'est de la merde, c'est n'importe quoi ! T'as huit milles façons d'aider les autres ! Mais toi, tu choisis la seule façon où tu risques de crever comme une merde ! Bravo. Je t'applaudis.

Et tu accompagnes ta parole de geste, l'applaudissant légèrement deux trois fois avant de secouer la tête de gauche à droite et de soupirer fort, trop fort. Ça te fatigue, cette histoire te fatigue. Pourquoi voulaient-ils tous se mettre en danger bordel ! C'était pas si compliqué de faire attention à soi !

Je viendrai pas la prochaine fois.

Non, tu ne viendras pas ici, tu ne reviendras pas dans cette clinique qui te donne envie de vomir et qui te rend malade. Tu ne viendras pas s'il ne réfléchit pas.

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MessageSujet: Re: end of the line - killiam   end of the line - killiam 1400359500-clockLun 25 Sep 2017 - 20:22







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Je sais déjà tout ça. Je n'ai pas besoin de l'entendre et je m'attends parfaitement à cette réaction. Je reste calme, le visage presque impassible alors que ces mots me transpercent et que la douleur qui déforme mon cœur se mêle à celle qui me déchire déjà. C'est pour ça qu'il m'est si difficile de garder des amis, j'imagine ? Je ne peux pas me détourner de ces valeurs. Je ne peux pas juste fermer les yeux sur tout ça. Qu'est-ce que je pense pouvoir faire ? Rien du tout, je le sais bien. Je n'ai pas de force, pas de défense, je ne suis jamais qu'une petite merde qu'on peut agiter dans tous les sens en attendant de voir quand elle va voler en éclats. Je sais déjà que je ne vaux rien, je n'ai pas besoin de te l'entendre dire. Je sais déjà que je suis fou, je n'ai pas besoin que quelqu'un le répète. Je le sais déjà Killiam, je ne suis capable de rien.

Je le sais, je ne le sais que trop bien. J'ai espéré durant des années que quelque chose change, j'ai espéré un pouvoir capable de bien mieux que de soigner les blessures desquelles je ne pouvais me défendre. J'ai espéré mieux que d'être un punching ball incassable sur qui casser sa frustration. J'ai espéré mieux que ça. J'ai espéré, espéré, espéré, j'ai tant cherché, tant attendu, j'ai tout fait pour mieux valoir que ce que je suis devenu. J'ai tout fait, tout donné, tout sacrifié. J'ai jeté cette unique relation aux oubliettes pour espérer assumer des décisions stupides, pour espérer être un peu plus que ce froussard qui s'en remet aux autres.

"Je sais que tu y serais allé aussi."

C'est cette phrase, ce murmure qui brise ces minutes blanches. C'est cette phrase qui met fin à tout et qui change toute l'ambiance, qui fait disparaître le silence et efface doucement cette colère, ces hurlements, cette envie d'y répondre avec la même fureur. Je prends mon temps parce que je sais que je peux partir en vrille aussi rapidement que lui et je ne tiens pas à le faire. Je prends mon temps parce que j'ai la lèvre qui tremble de colère, parce que je suis, moi aussi, sur le point d'exploser.

Parce que c'est si simple de juger après tout cela. Parce que c'est si simple de se dire que tout irait pour le mieux si j'avais juste ignoré, de penser que la maladie suffirait à supprimer. C'est si simple de penser comme ça. C'est si simple d'ignorer les sentiments, parce que je ne suis pas fier, parce que j'ai mal, parce que je me sens disparaître, noyé, submergé par cette agonie dont je ne peux pas me débarrasser mais que je ne regrette rien. C'est pas de la fierté tout ça, et je ne me suis jamais senti aussi mal mais je sais que j'ai voulu faire quelque chose. Je n'ai jamais voulu que cette bribe de sentiment, l'idée de n'avoir pas rien fait de ma vie d'assisté.

C'est ça que tu veux m'entendre dire, au fond ? Que je cherche la satisfaction, l'envie de me sentir vivant, l'égoïsme en personne. Mentir serait du déni et j'en suis conscient mais est-ce vraiment si difficile de penser à de la solidarité spontané ? C'est si dur de se dire je puisse être différent ? Je me suis juré de ne plus être égoïste, de ne plus penser à moi. Je me suis juré de voir le monde différemment mais ça semble bien trop dur, ça me semble impossible à imaginer. Pas maintenant. Ça me paraît improbable de penser que je ne puisse être le cœur de cette réflexion.

"Il était par terre. Il crachait du sang. Il ne pouvait même plus bouger !"

Et j'ai les mains qui tremblent sous ma couette. Et j'ai la colère qui remonte, le corps qui réagit aux souvenirs de haine. Je déteste les S, le Ranker, je déteste ce système, cette hiérarchie, je déteste tout ce qui a bien pu être et ne sera jamais. Je déteste tout, moi par-dessus tout et ma façon pitoyable de rester bloqué sur ma propre faiblesse.

"J'ai entendu parler de ta sœur. Je sais ce qu'elle fait. Tu dois en avoir assez que tes proches fassent des conneries, pas vrai ? Et..." (Je déglutis un instant, sentant ma voix s'enrouler, mes yeux s'embuer.) "Je suis désolé de te faire subir ça. Je le suis tellement. Tout ce que je voulais... tout ce que je veux, c'est protéger les autres. Je m'en fiche de cette satisfaction. De me sentir bien. J'ai pas réfléchi, je- j'ai toujours été comme ça. Tout ce que je sais c'est que je ne pouvais pas le laisser ça."

C'est haché, décousu mais c'est surtout sincère. J'aimerais porter un discours aussi poignant que le sien, être aussi pertinent, concis, certain de mes principes mais je n'ai rien de tout ça. La vérité, c'est que j'ai fait ce que je pensais juste et que je le ferai à chaque fois. Alors je tourne la tête, cligne des yeux pour éviter la moindre larme de couler parce que j'ai toujours pensé ça. J'ai toujours voulu partager ça depuis que je suis né. J'ai toujours voulu être mieux, faire quelque chose de mieux et j'ai manqué l'occasion. J'ai toujours voulu prouver que je valais mieux et plutôt que de trouver mon indépendance, j'ai porté le regard des autres sur ma faiblesse inconditionnée.

"Ça fait mal, tu sais. J'ai passé la nuit à hurler et j'étais conscient à chaque instant à cause de ma magie. Je n'ai jamais eu aussi mal de ma vie. J'étais en miettes mais je n'arrive pas à regretter ma décision. Je suis désolé de tout ça... mais je n'arrive pas à revenir en arrière et à me dire que j'aurai fait autrement..."

Et je croise son regard, sans sourire, en quête de réponse. Alors qu'est-ce que je dois faire, Killiam ? Faut-il me museler, m'enfermer, m'empêcher de me jeter dans le tas comme je l'ai déjà fait ? Faut-il me briser, me priver de tout espoir, me conditionner à la vérité pourtant évidente que je ne suis pas fait pour ça ? C'est sans doute le mieux, quelque part - et j'en ai conscience.

"Je sais que tu as raison. Je le sais. Vraiment. Je sais déjà tout ça. Mais si on m'enlève ça... ce rêve-là..."

Ma voix flanche, de nouveau. Ma tête se penche en avant et je sens une larme couler, et ça fait mal, ça fait terriblement mal de pleurer, parce que même si je n'ai plus la douleur du corps, le mal est pire que jamais. C'était mon rêve depuis toujours. C'était mon rêve, à la télé, dans tous les dessins animés observés depuis cette chambre close, dans cette enfance solitaire où je n'ai jamais rien fait de plus que d'observer chacun d'entre eux pour le redessiner. C'est ce rêve que j'ai nourri dans mon utopie d'enfant, conscient de ne pouvoir l'atteindre mais sans jamais parvenir à m'en débarrasser. Je voulais être un héros, tu sais. Jamais que ça. Je voulais aider les autres, plus que quiconque, devenir quelqu'un sur qui compter, devenir ce symbole de respect, d'admiration. Ce rêve, c'est tout ce que j'ai.
C'est tout ce que je suis. Ce rêve, c'est ce que je ne saurai jamais abandonner. Et je le sais, et ça me brise.
Et ma voix, enfouie dans mon coussin, a définitivement flanché.

"Sans ça... je me détesterai à tout jamais."

À l'aide, Killiam. À l'aide quelqu'un, n'importe qui.
Depuis quand ce rêve est-il devenu un tel cauchemar ?

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MessageSujet: Re: end of the line - killiam   end of the line - killiam 1400359500-clockLun 25 Sep 2017 - 20:54


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Tu lui as menti, quand tu lui as dis que tu ne viendrais pas. Tu lui as menti sans même t'en rendre compte, parce que tu sais que tu ne pourras pas te tenir à ces mots. Tu ne pourras pas ne pas venir, ne pas t'inquiéter, ne pas essayer de faire quelque chose pour le faire se sentir mieux. Tu le sais. Et tu soupires quand il ouvre la bouche, détournant ton regard qui se pose sur le rebord de la fenêtre. Quelle idée bordel, quelle idée. Tu t'es énervé pour rien, encore, et tu n'aurais pas du le secouer comme ça, tu n'aurais pas du crier comme ça, tu le sais. Ça ne sert à rien, c'est la peur qui parle, c'est cette frustration de n'avoir rien pu faire, de ne pas avoir pu être utile. Ta main tremblante vient passer dans tes cheveux, les emmêle et tu soupires de nouveau, las, fatigué. Tu as l'impression de te répéter, tu as l'impression qu'en fait, tu ne vois que ça autour de toi. Et peut-être que cette vision, ce monde qu'Hadès t'a montré va se réaliser, peut-être qu'un jour, c'est ce qu'il se passera, qu'ils vont tous tomber, et que tu seras là, debout, à les regarder, sans pouvoir rien faire, sans pouvoir bouger, écœuré par l'odeur, détruit par la vue.

Il était par terre. Il crachait du sang. Il ne pouvait même plus bouger !

Tu n'en doutes pas. Les S ne sont pas connus pour leur douceur, bien au contraire. C'est à se demander pourquoi ils n'ont pas encore été tous renvoyé ou pourquoi on ne leur a pas remis quelques cookies de force. Il est en colère, ça se voit, ça s'entend, et il a raison de l'être, tu le serais aussi, à sa place. Mais à force, tu as seulement appris à accepter la fatalité de la chose. Finalement, t'en as rien à foutre que l'autre gosse se soit fait tabasser. Tant pis pour lui. Tant que ça ne touche pas tes proches, tu te fous de tout, Killiam. C'est bien ça le problème : un jour ça touchera tes proches sans que tu ne t'en aperçoives, et il sera trop tard pour y changer quoi que ce soit.

Et il parle, parle, parle, et tu l'écoutes. Tu l'écoutes avec attention, le regardes, le détaillant, et tu as l'impression qu'il va s'effondrer sans que tu ne puisses y faire quoi que ce soit. Tu as l'impression qu'il va se tuer de l'intérieur, se ronger, se détruire sans l'aide de personne. Et il est désolé, Killiam, mais il peut pas changer, et tu le comprends, tu le comprends vraiment. Il peut pas changer, c'est ce qu'il est, au plus profond de lui, au plus profond de son être, comment veux-tu qu'il change ça ? C'est sa raison d'être Killiam... comment peut-il changer ça ? Il sait tout ça, il sait, on a dû lui répéter des millions de fois, et tu ne dois être qu'une énième fois, qu'une énième pierre à l'édifice. Et il te dit tout ça, il te dit à quel point il a eu mal, et tu devines à quel point il a mal, encore.

Il sait que t'as raison Killiam, mais c'est ce qu'il est, ce qu'il a toujours été, comment veux-tu qu'il change ? Pourquoi devrait-il changer ? C'est injuste de changer seulement à cause d'une société qui ne nous accepte pas, c'est injuste de ne pas être celui que l'on souhaite seulement parce qu'on la décidé ainsi. C'est injuste, Killiam, de ne lui laisser aucune chance, de ne pas le soutenir à défaut de ne pas pouvoir l'arrêter. C'est injuste de t'arracher à lui, alors que c'est maintenant qu'il a besoin de toi. C'est injuste de lui retirer son rêve avec tant de violence, et ne lui donner en échange qu'un vide intersidéral, qu'un vide, qu'un trou béant dans la poitrine. C'est injuste de tout lui enlever, et de ne rien lui apporter en retour. C'est maintenant qu'il a besoin de toi. C'est maintenant qu'il a besoin d'une épaule sur laquelle pleurer, un bras sur lequel s'appuyer. C'est maintenant qu'il faut qu'il se relève, sinon peut-être ne se relèvera-t-il plus jamais.

Tu bouges enfin, te rapprochant du lit, et tu lui fais comprendre de se pousser légèrement pour que tu puisses t'allonger à ses côtés. Un pied sur le matelas et l'autre dans le vide, tu réfléchis un instant, observant le mur en face de toi, si blanc, si pur, et qui te paraissait si sale pourtant, avant de glisser ton regard dans le sien. Tu n'es pas doué pour réconforter les gens, tu ne l'as jamais été. Tu as toujours eu cette impression de ne pas faire les choses bien, et tu es plus doué pour les secouer dans tous les sens et de leur dire d'arrêter de s'apitoyer sur leur sort qu'autre chose. Mais ce n'est pas ce que tu as envie de faire, ce n'est pas ce dont il a besoin. Alors tu lui montres la paume de ta main, pour qu'il dépose de lui-même la sienne, parce que tu ne voudrais pas apporter une pression qu'il pourrait lui faire mal, et enfin, tu lâches :

Utilise ton cerveau. Laisse les autres utiliser les poings à ta place, okay ? Laisse moi utiliser les poings à ta place.

Il suffisait d'un appel, d'un LMS, d'un simple regard pour que tu viennes, pour que tu t'exécutes. C'est idiot, c'est débile, mais si c'est la seule façon pour qu'il puisse trouver sa voie, si c'est la seule façon qu'il a d'être lui-même, s'il faut que tu sois là à chaque fois, alors tu seras là. Ce n'est pas grand chose, mais tu ne peux pas lui apporter plus à part ta présence, à part ta force, tes poings, ton expérience. Ce n'est pas grand chose, c'est trois fois rien, même.

Mais au moins, tu peux lui apporter ça.

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MessageSujet: Re: end of the line - killiam   end of the line - killiam 1400359500-clockLun 25 Sep 2017 - 23:23







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Je me sens vide, à bout, incapable de rajouter quoi que ce soit. J'ai l'impression d'avoir tout donné, tout dit, d'avoir exprimé chacun des sentiments que j'étais capable de ressentir. Je me sens fatigué et j'aimerais que tout s'arrête le temps de quelques instants pour récupérer, pour avoir un peu de cette énergie que sa colère m'a sapé. Je n'en veux pas à Killiam, je l'ai largement mérité et ses mots m'ont ouvert les yeux.

Je suis conscient de ce qu'il m'a dit et je ne peux le retirer de ma tête. Je me passe tout ça en revue et je ne peux simplement faire l'impasse, l'appeler à tout va, compter sur lui en permanence. Je m'écarte et le laisse me rejoindre, le laisse s'installer, s'immiscer dans ma vie, mon rêve, mon avenir.
J'ai fait un choix mais je ne suis pas pour autant prêt à abandonner Killiam pour mon rêve, mais je suis content de pouvoir conserver les deux. Je pose ma main sur la sienne et le pacte est scellé - je pose ma mienne sur la sienne et j'accepte ses conditions, ses désirs héroïques, son envie de protéger. Alors toute cette colère s'évanouit, alors tout cela disparait, alors tout n'est pas perdu pour nous. Si je peux de nouveau compter sur lui alors il y a moyen que nous nous entendions. Je veux faire de mon mieux, je ne veux pas lui mentir. Je veux qu'il sache que je ferai des efforts mais que je ne veux pas différer de celui que j'espère toujours devenir un jour.

"Je veux être honnête alors je te promets des efforts. Des vrais. Je n'attaquerai pas bêtement et tout seul. Je ne me battrai pas pour rien. Plus jamais."

C'est simplement ça, une confiance mutuelle qui s'installe. C'est simplement ça, la garantie de faire attention. Je m'écarte quelques secondes après et me redresse et cette fois, je sens que la douleur a disparu pour de bon. Je sens que tout est différent. Je sens que je suis capable de mieux à présent que je ne suis plus seul.

"Un jour, je guérirai. Je veux croire en la magie. Un jour, je serai assez fort pour protéger tout le monde sans même être en danger. Un jour. Je sauverai l'île entière."

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MessageSujet: Re: end of the line - killiam   end of the line - killiam 1400359500-clockMar 26 Sep 2017 - 17:47


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Sa main se dépose sur la tienne, et c'est un soulagement intérieur. C'est une façon de te dire qu'il est d'accord, c'est une façon de te dire qu'il te comprend, et une façon de lui dire que tu le comprends aussi. Il ouvre enfin la bouche et tu hoches doucement la tête. Il ne te promet pas d'arrêter, il ne te promet pas de changer, et tu ne voulais pas qu'il le fasse, de toutes façons, mais il te promet de faire des efforts, de ne pas se jeter dans la gueule du loup, et c'est déjà beaucoup. Tu le regardes se redresser, hoches à peine la tête quand il te fait part de son rêve, et au fond de toi, tu espères vraiment que ça puisse se réaliser un jour. Tu espères vraiment que croire en la magie ne va pas juste lui brûler les ailes.

Le silence s'installe un peu, doucement, et tu restes là, assis sur le lit alors que tu devrais peut-être t'installer sur la chaise qu'il y a juste à côté. Tu restes là, à regarder Finn, à observer son profil avant que tu ne lâches, telle une bome qui brise la bulle de calme et de sérénité :

Tu pourrais les décrire ? Tu as entendu leurs noms ?

Et peut-être que ta voix s'est faite plus puissante que tu ne l'aurais voulu, plus froide et beaucoup plus violente. Tu viens de lui dire de ne pas faire justice soi-même, tu viens de lui dire de ne pas se jeter au-devant du danger, et pourtant, c'est ce que tu vas faire. Tu vas rendre ta justice, Killiam, et tu ne devrais pas. Peut-être devrais-tu demander à Amelia si elle est au courant de quelque chose. Ou à Théa. Même si tu n'avais pas très envie de demander des renseignements à ta sœur, ce n'est pas comme si tu pouvais vraiment marchander avec elle. Hadès saurait peut-être quelque chose aussi.

Si Finn ne sait pas qui ils sont, qui l'a agressé, alors peut-être que quelqu'un d'autre le saura, et tu n'hésiteras pas à aller demander. Et si la gentillesse n'était pas suffisante, alors tu utiliserais tes poings. Il faut l'admettre, Killiam, tu es très doué avec tes poings, et c'est sûrement ta plus grande force.

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MessageSujet: Re: end of the line - killiam   end of the line - killiam 1400359500-clockMar 26 Sep 2017 - 18:44







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Je sais ce qu'il veut. Je sais pourquoi il le demande.
Et mon estomac se serre, se tord d'inquiétude parce que je sais ce qui l'attend. Je les ai vu, deux montagnes, ces S si terrifiants et puissants. Je les ai vu et affrontés, je les ai vu et mon corps a explosé avec mes espoirs et je me suis retrouvé ici, brisé, à deux doigts de vouloir disparaître sous la honte, la douleur et une tristesse inégalable. Je suis ici, à présent calme, guéri, privé de douleur, je suis de nouveau conscient et je peux porter un jugement calme. J'ai les yeux légèrement rougis et la gorge noué devant ce dilemme. Je ne les connais pas mais je les ai vu clairement, et même si ces souvenirs sont voilés de rouge, de cette douleur terrible, j'en serai capable.

Je sais ce que veut Killiam et je sais qu'il l'obtiendra, que ce soit à travers moi ou d'un autre, je sais qu'il ne s'arrêtera pas là, qu'il voudra cette vengeance qu'il m'a interdit d'obtenir. Je le sais, et comme il s'est arrêté de vouloir me convaincre, je le fais pas pour lui. Je le connais et je reconnais ce regard que j'ai porté plus tôt, ce même timbre de voix, à la limite d'une violence effrayante. Je ne veux pas subir la même chose que je lui ai fait subir, qui le voudrait, mais je ne veux pas lui mentir, alors quitte à ce qu'il obtienne cette information, autant que ce soit par moi.

"Un grand. Barbu et musclé.  L'autre aussi l'était. Bruns, les deux. C'est... deux gars, je ne sais pas trop. Ils étaient un peu banals."

Je déglutis. Ce n'est pas de la lâcheté, je le sais bien. Je sais qu'il le fera mais je ne peux pas m'empêcher de m'en vouloir d'avoir dit ça. Il y a peu de S et ces descriptions feront largement l'affaire. Je ne veux pas qu'il se venge mais je sais qu'il ne sert à rien de le stopper, et quelque part, le savoir à l'avance est pire que tout. Je soupire doucement en observant l'horloge : l'heure des visites touchait à sa fin.

"Je sais ce que tu veux faire. Je ne t'en empêcherai pas, je sais que tu es décidé mais sois prudent. Ne les sous-estime pas."

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MessageSujet: Re: end of the line - killiam   end of the line - killiam 1400359500-clockJeu 28 Sep 2017 - 17:26


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Il met du temps à te répondre. Il en met beaucoup plus que ce qu'il ne devrait, mais tu le comprends. A sa place tu lui dirais de laisser tomber, de ne pas chercher les emmerdes, que ce n'était pas important. Il ouvre enfin la bouche, te les décrit sommairement et tu cherches dans ton esprit si quelqu'un correspond à cette description. Il y en a, et tu le sais, sauf que tu n'y fais pas attention, ne le remarques pas immédiatement, parce que pour toi, c'est impossible, n'est-ce pas ? Alors tu les laisses de côté, comme si ce n'était pas possible que ce soit eux, oubliant pendant un instant leur classe.

Tu y réfléchiras plus tard, ce soir.
Tu trouveras la réponse bien plus vite que tu ne le souhaites, de toutes façons.

Je sais ce que tu veux faire. Je ne t'en empêcherai pas, je sais que tu es décidé mais sois prudent. Ne les sous-estime pas.
Ça va aller, je sais ce que je fais. T'inquiète pas et occupe-toi de toi.

Tu abandonnes le lit, te remets sur tes pieds et récupères ton sac à dos que tu avais posé sur la chaise en arrivant. Tu lui laisses les trois livres que tu lui as apporté et tu passes une lanière de ton sac sur ton épaule, le regardes un instant avant de lui sourire :

Soigne-toi, et occupe-toi que de ça, c'est le plus important.

Tu étais asse grand pour t'occuper de deux mecs que tu prendrais à parti l'un comme l'autre, et de préférence seul à seul. Tu n'étais pas du genre à aller taper pour aller taper habituellement, mais passer à tabac quelqu'un qui n'avait rien demandé... tu ne pouvais pas laisser passer.

A plus !

Et tu détournes les talons, après lui avoir fait un léger signe de la main, quittant ensuite la clinique d'un pas assez rapide. Tu as des recherches à faire, et tu ne veux pas que les coupables restent sans punition bien longtemps.

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