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 breath life in me •• victorest #4

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Jezabel Maillard
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MessageSujet: breath life in me •• victorest #4   breath life in me •• victorest #4 1400359500-clockDim 17 Mai 2015 - 5:03
I need a doctor to bring me back to life
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Elle bougeait frénétiquement son bassin, se déhanchant au rythme endiablée de la musique. Elle ne savait pas véritablement à qui appartenait les mains agrippant fermement ses hanches, mais la sensation d'une bosse chatouillant ses reins lui révélait qu'il s'agissait d'un homme. D'un rapide coup d'oeil, elle inspecta le visage de la personne à ses côtés. Blond, yeux bleus, sexy. Parfait, Victoria vouait une haine toute particulière aux bruns ces temps ci.

Pivotant, elle se mis face à l'inconnu. Ses bras vinrent s'enrouler autour de sa nuque tandis que sa langue titillait ses lippes, demandant l'accès à sa bouche. Le blond répondit positivement à sa requête, amorçant le baiser. Un ballet langoureux s'en suivit, ponctué de soupirs et de gémissement étouffés. Les mains de l'homme se firent baladeuses, alors que les siennes vagabondaient dans sa chevelure. Elle ouvrit les yeux un instant, afin d'observer son partenaire une nouvelle fois, mais se heurta à quelque chose de perturbant. Un regard chocolaté, d'un marron intense et terriblement familier. Trop familier.

Un hoquet de surprise traversa ses lèvres. Repoussant violemment l'inconnu, Victoria se précipita à la sortie du club, voulant à tout prix fuir ces prunelles mordorées. Ce regard qui signifiait tant de choses. Ce regard qui ressassait tellement de souvenirs. Ce regard qu'elle ne pouvait affronté.

À bout de souffle, elle stoppa finalement sa course effrénée, posant son fessier sur un banc à proximité. Sa tête vint trouver ses mains et Victoria se demande sérieusement ce qui n'allait pas chez elle. Pourquoi pensait-elle encore à lui ? Pourquoi gâchait-il toujours sa vie ? Pourquoi ne pouvait-elle pas l'oublier, l'effacer tout simplement de sa mémoire ? Seul le silence, omniprésent, lui répondit.

« Ma soirée ne peut pas être pire. » souffla l'anglaise en réprimant un rire sarcastique.

Si seulement elle savait.

Oh, crois moi, elle peut l'être, chuchota une voix à proximité.

Victoria releva brusquement la tête et vit un homme assit à ses côtés. Le sourire malsain qu'il arborait lui indiquait que ses intentions, quel qu'elles soient, furent loin d'être bonnes. Cependant, l'alcool, les spaces cakes, la weed, et tous les trucs illégaux pullulant dans son organisme à cet instant, lui empêchèrent de réfléchir correctement. Sa vue était trouble, ses membres atrophiés et son esprit embué. Ses chances frôlaient sans aucun doutes le zéro.

« Putain. » fut la dernière chose que Victoria prononça avant de se faire passer à tabac.

1 semaine plus tard.

Putain d'infirmerie. C'est quoi, sérieusement, ces plats pourris ? De la bouffe pour chien ? Agacée, Victoria balança son repas par terre, sous le regard effrayé de l'infirmière. L'étudiante la considéra quelques secondes, puis lui jeta un regard mauvais.

« Dégage. » siffla t-elle méchamment.

Ni une ni deux, la pauvre femme prit la poudre d'escampette. Bon vent, pensa l'anglaise.

Le silence retomba au coeur de la pièce aussi vite que l'infirmière s'était volatilisé. Oppressant, omniprésent. Victoria étouffait ; coincée entre ses murs blancs, isolée de tous. On l'avait placé dans une chambre privilégiée, au lieu de la mettre entre deux rideaux immaculé comme tout le monde. Cela ne la dérangeait pas forcément : elle ne voulait pas qu'on la voit ou voir les autres. Son état pitoyable ne devait pas être exposé à la vue de tous.

Ses yeux trouvèrent un miroir non loin d'elle, ce dernier reflétant sa silhouette meurtrie. Une côte fracturée, un poignet tordu, de multiples hématomes ; voilà ce qu'elle avait récoltée, lors de cette soirée. Ce que révélait la glace manqua de la faire vomir ; se voir aussi détruite était insupportable.

Il fallait qu'elle sorte. Victoria n'en pouvait plus de cet endroit trop blanc, trop parfait, tout l'inverse de sa personne brisée ; au diable ceux qui la verrait. Prenant son courage entre deux mains, elle se redressa difficilement, non sans pousser un gémissement de douleur. Ses jambes glissèrent hors du lit et l'air frais chatouilla sa peau, la faisant frissonner. Elle n'eut même pas le temps d'esquisser un pas qu'une douleur lancinante foudroya son estomac, suffisant à la faire tomber. Un cri déchira sa gorge et son visage rencontra le carrelage froid. Bordel de merde.

Quelques minutes après, la rose réussit tant bien que mal à se coller en position assise contre le mur. Recroquevillé sur elle même, d'épaisses larmes roulaient sur ses joues. Victoria pleurait. À cause de la douleur, des blessures qui parsemaient son corps et son esprit.

Elle avait mal, au coeur et à l'âme.
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MessageSujet: Re: breath life in me •• victorest #4   breath life in me •• victorest #4 1400359500-clockDim 24 Mai 2015 - 20:17

Il avait entendu parler de tout ça Orest. Bouche à oreille, rumeurs, des histoires à moitié fantastiques - des fantaisies jamais vérifiées. D’ordinaire, ça ne le touchait pas.
D’ordinaire, il se contentait d’un geste de main pour effacer la mauvaise parole, dessinant ce sourire sur son visage - celui du gamin plus vraiment convaincu par ces contes pour enfants. D’ordinaire, il éludait avec cruauté, retournant à ses activités d’une banalité sans égale, à ce quotidien d’un réalisme sans mesure.

C’est à ça, qu’il s’était réduit. Journées identiques. Quotidien répétitif. La normalité à son comble, nécessaire plus que jamais pour oublier que tout le mal était plus proche que jamais.
Le bonheur, même d’illusion, nécessaire pour recoller ce coeur qu’elle avait sans mal piétiné.
C’est comme ça qu’il s’en sortait, fermant les yeux sur toute la beauté de l’inconnu, cloîtrant dans tout ce paysage fade auquel il n’avait cesse d’assister.

Mêmes gens, mêmes sourires, mêmes journées. Même sentiment d’amertume qu’il ne pouvait effacer.
Il se noyait, battant des jambes, tiré vers le fond par l’amour qui voulait oublier - à peine maintenu par l’écho des sentiments d’une vie retrouvée.

Orest avait des amis, toute un entourage, toutes ces personnes pour l’empêcher de sombrer. C’est à ce moment que le mal frappa, ce mal qui attendait à sa porte depuis qu’il s’était montré dans toute sa fragilité - serrant son coeur dans un mélange d’inquiétude de soulagement caché.
Quand ça concernait Victoria, la rumeur suffisait - l’amour rendant crédule cet esprit qui ne voulait croire en rien. Il n’avait pas réfléchi, pas prit la peine de songer aux conséquences, pas même envisagé la possibilité d’un mensonge avéré.

Il avait frappé comme l’animal qu’il avait longtemps été, frappé de toute la rage qu’elle avait réveillé, frappé comme une revanche pour ses sentiments non partagés. Il avait frappé, dénonçant l’étendue de l’amour qui le rongeait, déversant sur cet homme toute la rancoeur qu’il ne pouvait que se garder.

Il avait frappé, encore et encore, les poings saignant - sombrant dans l’éternelle spirale dont il se pensait échappé. Il avait frappé Orest, à nouveau. Un énième combat - mais le premier d’une cause justifiée.

***

Le nombre de personnes à l’infirmerie l’avait tant agacé qu’il s’était maudit de ne pas être venu plus tôt. La petite foule était si bruyante, brillante d’inquiétude qu’ils n’avaient même pas osé franchir la porte - Orest, lui, n’avait pas hésité.
Ignorant les revendications, conseils et interdictions - se permettant un écart au nom d’une vengeance apportée. Il ne savait pas comment elle le prendrait, ce qui est sûr, c’est qu’il n’insisterait plus - pas maintenant qu’il s’était laissé replonger.

Pas maintenant qu’il avait tout donné, tout sacrifié, mis en l’air des mois de travail et de retenue pour elle. Pas maintenant que la rumeur se propageait, que les souvenirs remontaient, de cette enfance, ce partage, jusqu’au mal, tout ce mal, ces innombrables combats, cette âme perdue, cette recherche de la vérité - cette conclusion si facile, tellement facile et belle qu’il n’avait pas osé la saisir.
Pas maintenant, Victoria, pas maintenant qu’il entrait à coeur ouvert, les mains rougies par la justice rendue.

« Avant que tu me dises de partir, et je ne t’embêterai pas davantage, sache que justice a été faite. » Fermant la porte, il s’approcha. « J’ai fait du mal dans ma vie, beaucoup de mal. Mais c’est la première fois que je n’ai pas honte de l’avoir fait, parce que c'était pour une bonne cause, en l'occurence pour toi. »

Il riva son regard sur le plafond quelques secondes puis l'observa.

« Et... ouais, autant que tu saches, je continuerai de le faire. Don't argue with me, je suis trop con pour ça. »
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MessageSujet: Re: breath life in me •• victorest #4   breath life in me •• victorest #4 1400359500-clockSam 8 Aoû 2015 - 2:33
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Soudain, la porte s’ouvrit dans un grincement sinistre. Sans perdre de temps, Victoria essuya ses larmes d’un revers de manche et troqua son air chagriné pour une expression vide d'émotions. Hors de questions d’être aperçue entrain de pleurer, une Reine doit perpétuellement garder la tête haute, quelles que soient les circonstances. De plus, l'anglaise ne voulait pas ébranler sa fierté plus qu’elle ne l’était déjà. La dignité avant la santé, songea t-elle sans pouvoir réprimer un rictus sarcastique. Ce serait bien une chose que lui dirait son père, ça.

Tant bien que mal, elle réussit à se rassoir sur son lit, évitant du regard la personne ayant fraichement pénétrer sa chambre. Ça l’ennuyait qu’on vienne ainsi perturber sa solitude, mais qu’on puisse la voir aussi misérable et abimée la fâchait d'avantage. Victoria avait toujours côtoyé le sommet et jamais auparavant ne s’était retrouver aussi bas que terre ; blessée et sans défense. Salit. Qu’est ce que les gens penseront d’une Reine infirme ? Qui placerait sa confiance en une personne incapable d’assurer sa propre défense ? Elle sentait déjà le regard perçant des autres élèves sur son corps meurtrie, leur bouches chuchotant les mots « faible » ou « pathétique ». Cette pensée  éveilla en elle une immense tristesse, et Victoria dut se faire violence pour ne pas verser de nouvelles larmes. Elle n’avait pas le droit de pleurer une deuxième fois.

Tandis qu’elle s’apprêtait à renvoyer quiconque venait lui rendre visite, un ténor grave la devança.

Avant que tu me dises de partir, et je ne t’embêterai pas davantage, sache que justice a été faite.

Instinctivement, son corps se raidit. Victoria le connaissait, ce timbre de voix. Oh, elle le connaissait même par coeur.

J’ai fait du mal dans ma vie, beaucoup de mal. Mais c’est la première fois que je n’ai pas honte de l’avoir fait, parce que c'était pour une bonne cause, en l'occurence pour toi.

Ses paupières clignèrent plusieurs fois. Est-il réel ? Est-il bien là ? lui chuchota une voix. Ces prunelles chocolatés, cette chevelure brune, cette musculature bien défi- euh cette carrure imposante, pas de doute, il s’agissait bien de lui.

« Orest. »

Son prénom roula délicatement sur sa langue et Victoria se surprit à vouloir le prononcer encore. Elle le dévisagea encore de longues minutes puis, ça la frappa : à quel point Orest lui avait manquer. Que ce soit sa présence, sa voix, sa personnalité et même ses blessures, son être tout entier lui manquait. Même si quelque chose de sombre et bestial sommeillait en lui, même s’ils se faisaient du mal mutuellement. Ils étaient comme deux aimants ; on aurait beau les séparer ils reviendraient constamment l’un vers l’autre. Et Victoria voulait tellement qu’il revienne pour toujours, qu’il soit auprès d’elle, qu’il ne la laisse plus. Ce n’était pas simplement une envie, c’était un besoin ; un besoin de lui, si puissant et intense, que toute la colère dirigée à son égard s’évanouit en quelque secondes. Il aura fallut qu’ils traversent tellement de choses, qu’ils vivent tellement de moments, pour qu’elle accepte enfin ses sentiments ; elle aimait Orest à s’en damner, même avec un coeur à moitié bousillé.

Et... ouais, autant que tu saches, je continuerai de le faire. Don't argue with me, je suis trop con pour ça.

Un rire cristallin s’échappa de ses lippes et Victoria arbora un sourire taquin. Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais une pensée la stoppa. Et si il ne voulait plus d’elle ? Et si il la rejetait, malgré tout ? Après leur dernière altercation, ce serait plausible. Mais ce qu'Orest venait de faire ne prouvait-il pas qu’il lui accordait toujours de l’importance ? L'anglaise titilla sa lippe inférieur, en proie aux doutes. Bon, tant pis, au moins, si Orest la repousse, elle sera fixée et s’épargnera des heures de réflexions intenses. Avec hésitation, Victoria tendit ses bras vers lui et lui jeta un regard timide.

« Câlin ? »
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MessageSujet: Re: breath life in me •• victorest #4   breath life in me •• victorest #4 1400359500-clockLun 10 Aoû 2015 - 17:21

Son nom. Juste ça.
Un seul mot prononcé avec une délicatesse soigneuse, parfaitement qualifiée. Et Orest, ce Orest qu’elle attendait, qu’elle appelait dont elle suppliait presque la présence, réduite à cet état de faiblesse, il était là.
À sa merci, presque trop heureux des bras tendus, de l’opportunité qui s’offrait, de ce bonheur pour lequel il s’était tant battu. Il n’avait qu’à tendre les bras pour accepter la demande qu’elle lui formulait, se contenter d’un sourire, éluder chaque chose et juste prendre ce que la reine lui offrait ; saisir ce don unique, se repaître de cette reconnaissance comme chacun l’aurait fait.

Mais Orest ne pouvait pas.

Il ne suffisait pas de lui tendre les bras pour espérer qu’il s’y jette, éluder le passé et laisser sa fierté s’envoler dans l’espoir de la voir recommencer à nouveau.
Ce n’était pas ça, non.
Et s’il voulait son coeur, ce trône auquel il aspirait, il lui fallait devenir Roi. Et le Roi n’acceptait pas d’être ainsi bafoué, non, car le Roi avait sa fierté ; et ce coeur avait beau battre pour elle, toujours et inlassablement, il s’était arrêté un temps - et il ne pouvait pas accepter qu’elle l’oublie. Il l’avait pardonnée mais il lui fallait ses excuses pour en finir pour de bon avec cette histoire.

Immobile, il se surprit à l’observer de nouveau, concentré sur ses traits, son visage, ce corps qu’il avait si longtemps observé.
Il se clamait pervers, observateur avec les lunettes qu’il avait gagné au marché, il clamait tant de choses Orest, tant de mensonges ou de prétentions pour rester dans ce monde, mais il se serait refusé à prendre, l’observer avec - et il aurait refusé de laisser n’importe qui la toucher.
Et il n’était pas plus louche qu’un autre, car au-delà des apparences, il y avait ce romantisme presque trop présent, pureté au point d’en refuser un don si brut.

Orest savait.
Il connaissait ses sentiments, et ceux-ci, clairs depuis si longtemps, lui faisaient face aujourd’hui, bercés de regrets, et il n’était pas certain de pouvoir prendre à nouveau une décision pour les autres.
Il n’était pas certain de pouvoir réitérer ce qu’il avait fait, et peu importe qui ce put être - car il avait trop enduré. Il attendait depuis si longtemps maintenant.

Et elle était là. Honnête. Touchée.
Mais lâche ; et elle éludait ses excuses comme il l’avait autrefois fait pour son passé dont il avait mit du temps à se rappeler. Une période qui l’avait blessé si profondément qu’il ne le souhaitait à aucun autre, et pour lui comme pour elle, c’est ce qu’elle devait faire - car si Orest la désirait, ce n’était pas à moitié.
Pas prise dans cet instant de faiblesse, rassurée par un acte autant stupide que justifiée, non. Il la voulait à elle, entière, alors, c’est ce qu’il lui fallait, et, même si elle ne le souhaitait pas, c’est comme ça qu’il devrait être - comme ça, s’il voulait être parfait pour elle.

« Non. Pas comme ça, non. »

Il prit une grande inspiration et posa ses mains pour ses poignets pour baisser doucement ses bras, sans pour autant la lâcher. Le contact de son pouce contre le poignet de Victoria lui laissait entendre son pouls, rythme régulier qui l’encra dans la situation actuelle. La réalité. Pas comme ça. Il soutint son regard, le sien à mi-chemin entre la tristesse et la mélancolie.

« Ce soir-là je me suis excusé. Tu m’as rejeté, même des mois après, et tu changes d’avis comme ça ? Aussi facilement que ça ? Désolé Victoria. Mais je ne peux pas l’accepter. Pas comme ça. »

Parce que, Victoria, qu’est-ce qui lui que tu ne changeras pas d’avis une fois remise d’aplomb ?
Il ne pouvait pas en être sûr, et ça le détruisait - parce que lui savait. Et qu’est-ce qu’il l’aimait, Orest, au point de se déchirer l’esprit pour un peu de déception.

Qu’est-ce qu’il n’aurait pas fait pour elle dans ces bâtiments où quelques souvenirs de son règne étaient encore marqués. Il avait déjà prit l’ascendant, dominé cette école - et il le referait, avec elle, pour elle, si elle lui demandait.
Mais pas comme ça.
Pas sans avoir tout mis au clair une dernière fois.

« Je suis venu ici pour te montrer combien j’avais changé pour toi. Tu peux me rejeter, me mépriser, me détester. Mais n’agis pas en oubliant tout ce que tu m’as fait endurer. » conclut-il, sec.

Car elle est là, enfin, la fierté de Roi à laquelle il prétend. Ce prétendant au caractère forgé.
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MessageSujet: Re: breath life in me •• victorest #4   breath life in me •• victorest #4 1400359500-clockLun 10 Aoû 2015 - 20:25
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Ouch. Si Victoria savait qu’un autre rejet la ferait souffrir, elle n’aurait jamais imaginer se trouver au bord de la crise de panique. Quasi suffocante, tremblante, la bile lui montait à le gorge, et l’envie de vomir ses tripes se faisait de plus en plus pressante. Lorsqu’il posa ses mains sur ses poignets, que leurs peaux se touchèrent, elle retira vivement ses bras, comme brûlée par le contact. Un tel mouvement raviva sa douleur lancinante, et une grimace se peignit sur son visage pale.

Ce soir-là je me suis excusé. Tu m’as rejeté, même des mois après, et tu changes d’avis comme ça ? Aussi facilement que ça ? Désolé Victoria. Mais je ne peux pas l’accepter. Pas comme ça.

Son regard s’assombrit. Aussi facilement ? Est-ce qu’il savait au moins la raison pour  laquelle elle s’était faite tabassée ?

Je suis venu ici pour te montrer combien j’avais changé pour toi. Tu peux me rejeter, me mépriser, me détester. Mais n’agis pas en oubliant tout ce que tu m’as fait endurer.

Ce fut la goutte qui fit déborder le vase. La colère, volatilisée sous un instant de faiblesse, refit surface presque instantanément, plus vive que jamais. Son sang bouillait sous sa peau, incendiant chacune de ses veines, chacune de ses fibres. Elle brulait de rage, de frustration et de désarroi. Elle redevenait Reine, la souveraine fière et toujours solide. Le souveraine qui ne s’abaisserait devant rien ni personne. Même pas devant son Roi.

« Ce que je t’ai fait endurer ? » Un rire sarcastique quitta ses lèvres. « Ne serais-tu pas entrain d’omettre quelques détails, mon chère Orest ? Comme par exemple le soir où tu m’a rejeter, en cachant sur mes sentiments pour rejoindre Nova ? Ah oui, cette adorable Nova, la fille qui m’a rendu anorexique à m’en faire gerber tous les jours, qui m’a fait souffrir comme tu ne pourrais l’imaginer. C’est vrai, tu as parfaitement raison Orest, il n’y a que moi qui t’ait fait souffrir. »

Soutenant son regard sans ciller, Victoria observa chacune des émotions défilant sur son faciès et inspira profondément, comme pour se donner du courage.  

« Oh, et sais-tu seulement pourquoi je me suis faite tabassée ? Parce que je m’étais bourrée la gueule. Et sais-tu pourquoi je m’étais bourrée la gueule ? Pour t’oublier. » Elle marqua une courte pause afin d’analyser sa réaction, puis reprit. « Vraiment cliché je te l’accorde, mais si j’avais été en pleine possession de mes moyens, je suis certaine que je ne serais pas ici à moisir dans cette infirmerie. Alors excuse moi d’avoir changer d’avis aussi facilement, au prix de quelques os brisés et d’un corps salement abimé. » conclut la brune sur un ton acide.

Le souvenir de son passage à tabac la fit frémir, bien qu’elle ne se rappelle de quelques bribes seulement. Attrapant les anti-douleurs à sa droite, Victoria avala quelque cachets sans véritablement compter le nombre. La douleur grandissait de secondes en secondes, à en devenir presque insoutenable. Sa respiration, anormalement rapide, se fit encore plus bruyante. Calme toi, calme toi, calme toi, se répétait-elle intérieurement, en vain.

Rien n’y faisait. Le mal était insupportable. Et il ne s’agissait pas seulement du mal physique. Son âme souffrait tout autant, abimée par tous ces événements plus déprimants les uns que les autres, fatiguée de ne pouvoir, ne serait-ce qu’un seul instant, se reposer et tout oublier. Elle hésitait, parfois, à simplement effacer de sa mémoire tout ce qui la rongeait intérieurement. Ce serait tellement facile, mais si lâche. Et si un jour ses souvenirs lui revenait, comment se sentirait-elle ? Plus bas que je ne le suis déjà, songea-elle tristement.

Victoria poussa un soupir à s’en fendre l’âme. Tout était si… Complexe. Difficile. Pire qu’un épisode de Gossip Girl. Pourquoi ne pouvaient-ils pas simplement mettre le passé derrière eux, et repartir sur un bon pied ? Se pardonner mutuellement, arrêter d’en vouloir à l’autre ? Parce qu’ils étaient trop fière. Parce qu’elle était Reine et qu’il était son Roi. Parce qu’ils étaient la définition vivante du mot « compliqué ».

« Regarde nous, à toujours nous embrouiller. On se fait du mal mutuellement. On arrive jamais à être d’accord. Peut être qu’on fonctionne comme ça, peut être est-ce un signe que nous ne sommes pas compatibles... » murmura Victoria, abattue.

Et, sur ces mots déprimants, elle enfouit sa tête dans son coussin, laissant des larmes couler silencieusement. Dégoutée par tout ce qui lui arrivait, dégoutée par elle même.
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MessageSujet: Re: breath life in me •• victorest #4   breath life in me •• victorest #4 1400359500-clockMer 12 Aoû 2015 - 22:20

Le silence retombe et Orest se permet de redresser la tête, troque l'amour et l'inquiétude de son regard pour une arrogance froide, hautaine, l'insensibilité à son comble à mesure que la déception grimpe, s'impose, brisant cette image parfaite sans qu'elle n'ait pu se poursuivre. Il comprend alors à quel point tout était stupide, la logique qui germe en même temps que ce rire amer dans sa gorge parce qu'au fond il comprend toute la mesure du problème et combien il en est responsable - tout autant que Victoria.

Il comprend combien ses sentiments étaient stupides, forcés, malsains ; tenant autant de l'admiration que de l'amour, l'erreur de l'avoir visualisée si parfaite, dans l'image qu'elle affichait - il comprend combien il était à côté de la plaque alors qu'il l'avait vue vraiment.

La culpabilité qui a faussé son jugement pour en redresser l'estime de l'anglaise, réaction stupide et immature dont il voit les retours, un face à face avec une réalité cruelle, au naturel de la Reine qu'il voulait trouver exempte de ses défauts cachés. Il comprenait, Orest. Comme il avait compris ses torts lorsqu'il avait posé son regard sur ses mains ensanglantées.

Il comprenait Victoria comme il avait compris son propre passé. Il comprenait combien la lucidité faisait mal ; comme ce monde était vicieux, comme il n'était rien devant un destin immuable. Il comprenait. Et, aussitôt, les réactions lui vinrent, les mots lui semblaient naturels, choisis d'offices tant ils paraissent justifiés, comme créés pour cet unique moment.

« C’est vrai, tu as parfaitement raison Orest, il n’y a que moi qui t’ait fait souffrir. »
« Je me suis excusé. Je ne me suis pas dérobé. »

Ses poings se serrent, son visage se tord d'une déception qu'il tente de contrôler, il ne s'énervera pas, il ne peut pas ; il reste lui-même, noyé dans ce poison qu'on appelait amour, noyé par la force de convictions stupides. Pourquoi ne voulait-elle pas comprendre ?

Pourquoi ne le pouvait-elle pas ?

Ce n'était pas si inaccessible, quelques excuses ; ne l'avait-il pas fait auparavant ? La fierté lui semble écoeurante, déplacée, car si c'est ça qu'il faut pour régner, s'il en faut rejeter ses propres sentiments pour en garder une image de fer, Orest n'en voulait pas.

Il était... lui. Amusant, sociable, exempte de honte, ignorant les jugements, et il n'échangerait cette liberté pour rien au moins. Il était capable de défaire l'ordre entier de ce monde pour elle, mais jamais Orest n'aurait ployé les genoux devant ce système stupide.

Il était fort, maintenant qu'il s'était défait de ses démons, et c'est vrai, il n'était pas parfait - mais il s'accordait à l'être autant qu'il le pouvait. Pour elle, pour endosser, pour briller ; mais il n'offrirait pas qu'une part de lui, mais également son côté sombre que chacun se devrait d'accepter.

Alors non.
Orest ne pouvait pas laisser passer ça, dusse-t-il en perdre son unique désir, car sa fierté était, avec elle, l'unique raison pour laquelle il était encore là - et elle ne pouvait pas lui demander de la perdre pour elle.

Elle ne pouvait juste pas.

« Oh, et sais-tu seulement pourquoi je me suis faite tabassée ? Parce que je m’étais bourrée la gueule. Et sais-tu pourquoi je m’étais bourrée la gueule ? Pour t’oublier. »
« Ne me rends pas responsable de tes réactions immatures ! » répond-t-il aussitôt en haussant la voix.

L'infirmière n'ose même plus intervenir tant les choses ont dérapé, et Orest retient un sourire satisfait. La revoilà cette aura sombre qu'il avait auparavant. Revoilà cette petite voix qui lui murmure des choses, ses envies sombres à assouvir. S'il ne l'a plus, est-il vraiment perdu à présent qu'il a retrouvé ça ? C'est tellement facile Orest. Donne juste le premier coup. C'est ce qu'attendent les S, que ne donneraient-ils pas pour te reprendre ; sans doute autant que toi pour te débarrasser de cet amour à en détruire tes organes.

Lève le poing, abats la sentence. Punis les corps comme tu punis ton âme. Décroche le coup de ta véritable nature. Oublie ses mots, oublie ses excuses. Frappe, c'est tout ce que t'as envie. Frappe sur la plus grande douleur, par où t'aurais dû commencer - débarrasse-toi de ces illusions aveuglantes. T'as toujours rejeté ça comme l'inhumanité. T'as toujours agit du côté du bien, comme si ça tombait sous le sens. La logique évidente aveuglante de ce que tu étais. Alors fais-le, Orest. Oublie-la comme tu t'es oublié. Oublie ce bien comme t'as oublié les erreurs de ton passé. Fais-les ressurgir. Expose les secrets.
Oublie cette image du héros que tu ne seras jamais.

« Regarde nous, à toujours nous embrouiller. On se fait du mal mutuellement. On arrive jamais à être d’accord. Peut être qu’on fonctionne comme ça, peut être est-ce un signe que nous ne sommes pas compatibles... »

Un coup dans le ventre, la colère qui s'affaisse par l'action d'un amour trop puissant pour être ainsi esquivé. La vérité qui sort de cette boîte à poison, et peut-être qu'elle n'en est pas une ; peut-être n'est-elle pas fière, mais juste idiote - ce genre d'idiotie auquel tu as eu droit. Cette stupidité d'amour.

Peut-être que c'est juste aussi simple que ça.

Arrête de chercher compliqué Orest. Arrête de te réfugier dans un labyrinthe de complexité quand tout est là, sous ton nez, quand tout s'affirme comme une vérité simple. C'est juste la réaction des gamins que tu lui reproches, c'est juste cette peur des responsabilités qu'aucun d'entre vous n'arrive à gérer. Prends les choses Orest. Arrête d'attendre, arrête de t'excuser. Arrête de lamenter ton esprit déchiqueté. C'est toi l'homme, alors arrête de reprocher.

T'as été pathétique, mais ton jugement ne doit pas en être affecté - gamin lunatique à l'estime broyée.

« Je suis désolé. » lâcha-t-il pour lui ouvrir la voie.

Il inspire, marque une pause, la regarde.

« Je ne suis pas doué avec les mots et même si je cherchais toute ma vie je serai sans doute incapable de te dire correctement ce que je ressens. Je suis flemmard, je m'habille mal, je suis pas fait pour les études et je risque de rater ma vie. »

Il s'approche, prenant ses mains, colle son front contre le sien, sans un sourire.
Tension. Proximité. Intimité.

« Mais j'emmerde le futur, j'emmerde les S, j'emmerde ce bal de Noël, j'emmerde les mensonges ou toutes les conneries qu'on a fait. Je m'en fous de tout ça, je t'aime et j'en ai marre de faire des efforts pour un monde qui ne nous mérite pas. »

Et il glisse ses mains le long de ses bras, remontant jusqu'à ses épaules pour la saisir de cette poigne de fer qu'il s'est enfin trouvé - la détermination qui lui faisait défaut, se révélant enfin, et il l'embrasse, fermant ses yeux pour ne plus avoir à voir cette réalité ; car c'est là qu'il la trouve, en elle, et pas dans sa vision de ce monde pollué.
Car pour elle, il verrait tout l'univers brûler sans ciller.
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